«C’est les soldes» à l’OM : Voilà qui ne devrait pas rassurer les supporters marseillais !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Depuis la nomination de Pablo Longoria à la tête de l’OM, les fenêtres des transferts sont très agitées dans la cité phocéenne, comme on a encore pu le constater cet hiver avec onze départs et quatre arrivées. Une instabilité qui se ressent sur les résultats du club aux yeux de certains…

Cet hiver encore, il y a eu de l’agitation à l’OM avec quatre recrues au compteur (Nwaneri, Timber, Nnadi, Abdelli) pour onze départs (Murillo, Lirola, Blanco, Mughe, Garcia, Gomes, O'Riley, Koné, Vaz, Maupay, Bakola). Certains observateurs pointent du doigt cette instabilité habituelle dans les rangs phocéens, alors que douze joueurs avaient rejoint le club durant l’été. Pour Florian Gazan, cette situation empêche l’Olympique de Marseille de briller sportivement.

« S’il n’y a pas d’instabilité au moins quelque part dans ce club, c’est un bateau ivre »

« L’OM, c’est les soldes d’été, c’est les soldes d’hiver, il y a toujours quelque chose qui se passe dans la boutique OM, ça rentre et ça sort. À un moment donné, c’est compliqué aussi pour un entraîneur, qui est déjà un peu instable par nature, de fonctionner avec un effectif où il ne sait jamais qui va arriver et qui va repartir, souligne le consultant, au micro de RTL. Je pense que cette politique sportive de trading, de Football Manager à outrance, au bout d’un moment elle crée aussi les conditions de l’instabilité. Quand il y a de l’instabilité dans ton effectif, il y en a forcément dans les résultats et à fortiori à Marseille où tout part dans tous les sens très vite, on peut être champion de France un week-end et le week-end d’après c’est la catastrophe et la fin du monde. C’est Marseille. S’il n’y a pas d’instabilité au moins quelque part dans ce club, c’est un bateau ivre ».

« Il y a toujours 6 ou 7 changements chaque saison »

Un problème déjà pointé du doigt par Roberto De Zerbi après l’humiliation en Ligue des champions contre Bruges (0-3). « L'équipe a besoin de temps et de connaissance des joueurs pour progresser. Il y a toujours 6 ou 7 changements chaque saison, c'est dur d'être compétitif. Selon moi, c'est ce que mérite Marseille, ce n'est pas une excuse. Une grande équipe se construit avec la cohésion », expliquait l’entraîneur italien.

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