Un ancien joueur de l’OM rattrapé par les impôts, «Bernard Tapie m’a sauvé»
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

De par ses gains importants et variables selon son statut et son contrat, le joueur de football peut être considérablement taxé par l’administration fiscale au niveau de ses impôts. C’est l’expérience délicate qu’un ex-attaquant de l’OM a eu à vivre avant l’intervention salvatrice du regretté Bernard Tapie.

Un jeune joueur de football, s’il n’est pas bien entouré et conseillé, peut très vite avoir des problèmes avec l’administration fiscale française. D’autant plus quand ils ont été habitués à une manière différente de procéder à l’étranger. C’est l’histoire de l’attaquant de l’OM en question arrivé à la fin des années 80 à Marseille au début de l’ère Bernard Tapie. D’ailleurs, le défunt ex-patron de l’Olympique de Marseille lui a retiré une belle épine du pied.

«Quand je suis rentré à Marseille à la première année, j’étais persuadé que ce serait payé à la source aussi»

Lancé dans le grand bain professionnel à Valenciennes avant de confirmer à Bruges en Belgique, Jean-Pierre Papin a connu une mésaventure fiscale avec les impôts à son retour en France en 1986 pour sa première saison à l’OM. « Les impôts ? J’ai donné… et c’est Bernard Tapie qui m’a sauvé au départ. A Valenciennes je ne gagnais pas assez d’argent pour payer les impôts et je suis parti en Belgique où on est prélevé à la source. Quand je suis rentré à Marseille à la première année, j’étais persuadé que ce serait payé à la source aussi ».

«Il m’a aidé parce que j’avais beaucoup dépensé»

En interview pour Clique, le Ballon d’or 1991 a raconté cette anecdote qui a fait de lui quelqu’un de très prévoyant par la suite. Et ce, après le coup de main salvateur de Bernard Tapie. « Sauf qu’à un moment tu reçois une lettre des impôts, tiers provisionnel, et je me souviens avoir été voir le président en lui disant : " président, c’est quoi le tiers provisionnel ? ". Il me dit : " Mais ce sont les impôts que tu dois payer". Je lui dis " quels impôts ? ". L’étonnement tu vois. Et il m’a aidé parce que j’avais beaucoup dépensé. Et derrière, je provisionnais tout et beaucoup plus et c’est comme ça que j’ai fait l’écureuil ».

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