À l’instar de l’épisode avec Himad Abdelli dimanche après le match nul concédé lors de la réception de l’OGC Nice (1-1), l’ambiance est loin d’être au beau fixe au sein du vestiaire de l’OM. Pour Jérôme Rothen, la responsabilité de cette situation revient à Medhi Benatia, qui a composé l’effectif et a choisi de nommer Habib Beye comme entraîneur, lui qui avait déjà perdu une partie de son vestiaire à Rennes.

Après s’être brouillé avec certains cadres de son vestiaire lors de son passage à Rennes, Habib Beye est en train de revivre la même chose à l’OM. Ce qui n’est pas une surprise pour Jérôme Rothen, qui s’attendait à un tel scénario au moment de sa nomination au mois de février dernier.
« On savait pertinemment que ça allait partir en vrille »
« Quand il y a un vestiaire qui vit autant d’échecs depuis le début de l’année, comment tu veux que ce vestiaire se remette dans le droit chemin à cinq, dix journées de la fin ? On savait pertinemment que ça allait partir en vrille dans tous les cas. D’autant plus quand tu annonces que tu prends un entraîneur novice à ce niveau-là, qui avait, malheureusement pour lui, pas une grande réussite à Rennes dans l’ambiance du vestiaire et que tu le fous comme ça à gérer des personnalités qui ne s’entendent pas », a déclaré Jérôme Rothen dans Rothen s’enflamme sur RMC.

« C’est la faute de Medhi Benatia et tous ceux qui ont créé ce groupe »
« Mais ça, ce n’est pas la faute d’Habib Beye s’ils ne s’entendent pas, c’est la faute de Medhi Benatia et tous ceux qui ont créé ce groupe en début d’année. Un directeur sportif, des gens du recrutement ou le président devaient sentir que telle ou telle personne n’allait pas s’entendre dans un vestiaire avec l’entraîneur et en fait, c’est parti en vrille dès les premiers jours », a ajouté Jérôme Rothen. « Le problème est qu’à chaque fois, il y a des choses qui ressortent. Aujourd’hui, tout va exploser parce que les joueurs n’acceptent pas les reproches de leur entraîneur et ça, c’est bien plus grave. »