Six ans plus tard, Valère Germain n’a pas oublié la finale de Ligue Europa 2018, perdue par l’OM face à l’Atlético Madrid (3-0). L’attaquant âgé de 35 ans, qui vient d’annoncer la fin de sa carrière, a avoué que cela était probablement la plus grande douleur de sa carrière et qu’il repensait souvent à son occasion ratée, alors que les deux équipes étaient à égalité.
Présent sur le plateau du Late Football Club sur Canal+ vendredi soir, Valère Germain a annoncé la fin de sa carrière. À 35 ans, l’attaquant passé par l’AS Monaco, l’OGC Nice et l’OM a décidé de raccrocher les crampons. « J'y ai réfléchi depuis plusieurs semaines et je valide cette décision aujourd'hui. J'ai eu la chance et le mérite de vivre une belle carrière et de vivre une expérience de vie et de famille incroyable ces dernières années. Il est temps de passer à autre chose », a-t-il déclaré.
« C’est sans doute le match que j’aimerais refaire »
L’occasion pour Valère Germain de revenir sur certains moments marquants de sa carrière, notamment la finale de Ligue Europa 2018, perdue par l’OM face à l’Atlético Madrid (3-0) : « La plus grande douleur de ma carrière ? Sûrement la finale de Ligue Europa. On était à ça, enfin, il y a eu 3-0 à la fin, donc ce n’était pas tant à ça que ça. Mais je pense que de gagner une finale de Coupe d’Europe avec l’Olympique de Marseille, on aurait vécu des émotions extraordinaires. C’est sans doute le match que j’aimerais refaire. »
« Cette occasion-là, j’y pense encore »
D’autant plus qu’en première mi-temps, alors que l’OM et l’Atlético Madrid étaient encore à égalité, Valère Germain a eu l’occasion d’ouvrir le score. « Cette occasion-là, j’y pense encore, forcément, parce que ça aurait pu changer le match », a-t-il avoué. « Si tu gagnes 1-0, tu prends confiance, peut-être que l’Atlético se découvre et tu en profites derrière. Maintenant, le premier but qu’on prend, c’est un cadeau qu’on fait aussi. Mais j’avais parlé avec Benjamin Lecomte, qui était passé par l’Atlético de Madrid, et il m’avait dit que l’entraîneur des gardiens apprenait aux gardiens à fermer la frappe croisée. Moi, à ce moment-là, je veux croiser et je vois le gardien aller vers la frappe anticipée. Et donc, au dernier moment, je change, je veux la mettre au premier poteau et on sait qu’il ne faut pas changer à la dernière seconde… »