Après quatorze ans à la tête de l’équipe de France, Didier Deschamps s’apprête à laisser sa place au terme du Mondial organisée en Amérique du Nord (11 juin – 19 juillet). En 2012, le natif de Bayonne avait accepté de prendre les rênes de la sélection malgré trois saisons éprouvantes du côté de l’OM.

Au moment de débarquer en équipe de France à l’été 2012, en remplacement de Laurent Blanc, Didier Deschamps sortait de trois saisons éreintantes du côté de l’Olympique de Marseille. Ce qui ne l’a pas empêché d’accepter la proposition de la FFF au terme d’une réflexion assez courte comme l’a dévoilé le futur ex-sélectionneur dans un entretien accordé à plusieurs quotidiens régionaux.
« Comme je le fais à chaque fois que j’ai une grande décision à prendre, j’ai pris du recul »
« Déjà, il fallait me libérer (de son contrat à l’OM qui courait jusqu’en 2014, NLDR). J’ai demandé un petit temps de réflexion, même si ça a été assez rapide car au fond de moi… C’était le lendemain de la finale du championnat d’Europe 2012 (le 1er juillet), car le soir du match, j’ai fini très tard (pour négocier son départ de Marseille, NDLR). Je n’ai même pas pu le voir… Il y a eu ensuite un rendez-vous. Comme je le fais à chaque fois que j’ai une grande décision à prendre, j’ai pris du recul », confie Didier Deschamps, interrogé notamment par Sud-Ouest.
« Il y avait de la fatigue accumulée »
« Ce n’était pas évident d’être lucide (après une période agitée à l’OM). Comme tout entraîneur en club, il y avait de la fatigue accumulée. Auparavant, j’avais eu aussi un échange téléphonique avec « Lolo » (Laurent Blanc), mon prédécesseur. C’était important pour moi. Par rapport à ce qu’il m’a dit, la situation était claire. C’était le début de mon aventure ou de mon retour avec l’équipe de France, avec la même sensation de fierté et de privilège de pouvoir être au service de ce maillot-là », poursuit Didier Deschamps, qui s’apprête à plier bagage.