La Coupe du monde organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique (16 juin – 19 juillet 2026) sera la dernière pour Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France. Une belle et longue aventure qui aurait pu néanmoins prendre fin quelques mois après sa prise de fonction…

Après quatorze années et bons et loyaux services, Didier Deschamps va quitter l’équipe de France au terme de la Coupe du monde en Amérique du Nord. Une longévité unique dans l’histoire des Bleus qui aurait pu ne jamais exister. Et pour cause, dès la fin de l’année 2013, le sélectionneur tricolore n’excluait pas de plier bagage si le barrage retour contre l’Ukraine n’avait pas tourné en faveur de l’équipe de France (3-0) dans la foulée d’un match aller raté (0-2).
« C’est probable que ça aurait pu s’arrêter »
« Le jour où ça aurait pu s’arrêter ? Il y en a eu plusieurs. S’il y en a un à ressortir, c’est le barrage contre l’Ukraine (15 et 19 novembre 2013), même si mon président (de la FFF, Noël Le Graët) m’a répété entre le match aller (défaite 0-2 en Ukraine) et le match retour (victoire 3-0 au Stade de France) de ne pas prendre de décision. Que ce soit Didier Deschamps ou non, on est tous soumis au résultat. Et s’il y a une non-qualification à une Coupe du monde, c’est problématique. Je ne sais pas ce qui se serait passé à ce moment-là, même si c’est probable que ça aurait pu s’arrêter », révèle Didier Deschamps dans un entretien accordé à plusieurs quotidiens régionaux, dont La Provence et Sud-Ouest.
« Depuis 2016, je suis déconnecté »
« Ça aurait pu s’arrêter après chaque compétition, poursuit le futur ex-sélectionneur des Bleus, qui devrait être remplacé par Zinedine Zidane à la rentrée. Mais je n’y ai pas pensé de moi-même, ce qui veut dire que les résultats ont été bons ou très bons. À Doha (fin 2022), mon contrat finissait au 31 décembre. Personne n’avait décidé. Si je n’avais pas eu un nouveau contrat, ça s’arrêtait là. Le couperet du 8e de finale contre l’Argentine (au Mondial 2018) ? Ça, c’est votre sphère (médiatique). Moi je n’entre pas là-dedans. Depuis 2016, par rapport à ce qu’il s’est passé (après n’avoir pas sélectionné Karim Benzema, embourbé dans l’affaire de la sextape, le sélectionneur avait vu sa maison à Concarneau taguée du mot « raciste », NDLR), je suis déconnecté. Que ce soit avant l’Argentine (en 2018) ou une finale de Coupe du monde (2018 et 2022), je dors avec mes ondes positives pour que tout se passe bien. »