À partir de ce jeudi et jusqu’à dimanche, les joueurs de l’OM sont en mise en vert pendant quatre jours et trois nuits à la Commanderie. Un choix fait après la défaite sur la pelouse de Lorient (2-0) samedi dernier et qui semble faire rire au sein du club, où on l’a comparée à « de la détention provisoire ».

Déjà critiqué pour son deuxième stage à Marbella la semaine dernière, la mise au vert instaurée par l’OM ne fait pas l’unanimité non plus. À la suite de la défaite à Lorient (2-0) samedi dernier, le club a décidé d’annuler le jour de repos de ses joueurs dimanche et de doubler les séances d’entraînement mardi et mercredi. À partir de ce jeudi et jusqu’à la réception de l’OGC Nice dimanche, les Olympiens resteront entre eux à la Commanderie pour une mise au vert qui durera donc quatre jours et trois nuits.
« C’est pire qu’une mise au vert, c’est de la détention provisoire »
Une mesure critiquée par Pascal Olmeta dans Rothen s’enflamme sur RMC, où Benoît Costil a estimé que cela pourrait être « dangereux. C’est un truc à essorer les joueurs. » À l’OM, on semble préférer en rire. « C’est pire qu’une mise au vert, c’est de la détention provisoire », s’est amusé un membre du club, dans des propos rapportés par La Provence. « C’est très italien et c’est ce que les dirigeants ont souhaité ramener à l’OM », a expliqué Samuel Gigot auprès du quotidien régional. « En Italie, quand il y a une crise de résultats, ça peut être un moyen de pression, une façon de dire aux joueurs de se remettre au travail, et c’est toujours bien vu par les supporters. Ça tient aussi de la superstition, et ça permet de contrôler, de savoir que tu manges bien, que tu dors bien. Depuis que je suis à Rome, ça dépend des coaches. Maurizio Sarri n’en fait qu’à l’extérieur car l’équipe part toujours la veille du match, alors que Marco Baroni avant lui en faisait tout le temps, on dormait à l’hôtel ou au centre d’entraînement. »

« Les joueurs n’aiment pas ces moments-là »
L’ancien joueur de l’OM, parti à la Lazio à l’été 2024, n’est en revanche « pas fan des mises au vert. Ça fait partie du job. Ça dépend aussi des situations personnelles : quand tu es jeune papa et que ton bébé ne fait pas ses nuits, ça peut faire du bien de quitter la maison. Mais ce n’est pas ce qui te fait gagner les matchs. C’est toujours le terrain qui parle. » Entraîneur de Marseille entre 2012 et 2013, Eli Baup estime pour sa part que « c’est pour mobiliser les mecs, et c’est aussi de la communication vers l’extérieur pour montrer qu’il y a encore un patron. Mais les joueurs n’aiment pas ces moments-là, ils préfèrent être avec leurs familles pour couper et se ressourcer. Et les entraîneurs savent que ça ne garantir rien. »