L’Olympique de Marseille entre dans un nouveau projet. Pablo Longoria et Medhi Benatia ne sont plus les président et directeur du football du club marseillais qui se doit de drastiquement diminuer sa masse salariale au vu de sa situation économique délicate. Le propriétaire Frank McCourt refuserait à présent de jouer les pompiers de service en fin de saison pour colmater les brèches d’un duo Longoria-Benatia qui ont eu la folie des grandeurs par moment selon un agent.

Entre le 30 novembre 2023 et la fin de la saison dernière, Medhi Benatia a dans un premier temps opéré comme conseiller sportif de l’OM avant d’être promu directeur du football en janvier 2025. De passage chez Zack Nani pour l’émission Zack en Roue libre en décembre 2024, le désormais ex-président de l’Olympique de Marseille qui a été poussé vers la sortie en mars dernier de manière officielle, affirmait que Benatia était le meilleur directeur sportif du monde. Et force est de constater que l’ex-joueur du Bayern Munich et de la Juventus a eu le nez creux à certains moments sur le marché des transferts en faisant notamment venir Mason Greenwood ou encore Adrien Rabiot pour ne citer qu’eux.
Une mission déjà capitale pour Richard et Lorenzi confiée par McCourt
Cependant, ces jolis coups et d’autres moins bien réussis ont dû passer par de sérieux investissements qui ont grandement pesé sur la masse salariale du club. Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang et Hamed Junior Traoré qui ont quittés l’OM cet été pour Fenerbahçe, au Deportivo La Corogne et au Genoa représentent à eux trois une économie de quasi 15M€ à l’année dans les caisses de l’Olympique de Marseille comme l’a rapporté La Provence en s’appuyant sur les informations de L’Équipe. Par ailleurs, il est spécifié dans les colonnes du média régional ce vendredi que le propriétaire Frank McCourt qui est aux commandes de l’Olympique de Marseille depuis l’automne 2016 refuserait désormais catégoriquement d’injecter des fonds au mois de juin prochain afin de limiter la casse au niveau des finances du club impactées par un manque de revenus dus aux échecs sportifs ou aux erreurs de casting sur le mercato. C’est pourquoi l’homme d’affaires américain aurait soumis à Stéphane Richard et Grégory Lorenzi, respectivement président et directeur sportif de l’OM, la mission de diviser par deux l’enveloppe du club sur les salaires des joueurs.
«C’était des salaires ‘OM’ plutôt que des salaires qui reflétaient le niveau des joueurs sur le marché»
Pour rappel, depuis l’accord de règlement signé avec l’UEFA en 2022, l’OM cumulait en juin dernier 157M€ de pertes nettes sur les trois dernières années. Et cela s’explique notamment par des propositions contractuelles assorties d’un salaire plus que confortable pour les joueurs que seuls des grands clubs européens à l’excellente santé financière peuvent normalement se permettre. Un agent qui a travaillé avec l’Olympique de Marseille pendant cette période a justement balancé sur ce problème récurrent au club. « Ce qui était donné par l’ancienne direction était parfois démesuré par rapport au niveau réel des joueurs. C’était des salaires ‘OM’ plutôt que des salaires qui reflétaient le niveau des joueurs sur le marché ».
«S’ils touchaient tant, ils s’alignaient. Sauf que l’OM n’est pas Tottenham ou l’Atlético»
L’agent resté anonyme a poursuivi son témoignage auprès de La Provence. Selon lui, la gestion de certains dossiers sur le mercato a été catastrophique, l’OM pensant être dans la cour des grands pour offrir des salaires bien trop importants au vu de la situation financière dans laquelle le club se trouvait déjà à l’époque avant ce plan de dégraissage massif des grosses rémunérations dans le vestiaire. « Ils avaient trop tendance à s’aligner sur ce qui était pratiqué à l’Atlético ou Tottenham, si l’on prend les exemples de Kondogbia ou Hojbjerg. S’ils touchaient tant, ils s’alignaient. Sauf que l’OM n’est pas Tottenham ou l’Atlético. On a peut-être vu trop grand ». Reste à savoir si la mission confiée par Frank McCourt aux dirigeants de l’OM sera un succès.