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Silva et Torres en feu

Espagne-Irlande : les notes de l’Espagne

Espagne

Ils étaient attendus après leur prestation décevante face à l’Italie. Les Espagnols ont répondu présent face à l'Irlande. Et de quelle manière ! Quatre buts, une domination impressionnante. Pour les notes, on a eu du mal à descendre en-dessous de 7, c’est dire…

Iker Casillas (6)
Il aurait pu s’enfiler des Guinness sur sa ligne, personne ne lui aurait reproché. Après une première parade sur un tir de Cox (2e), Iker Casillas a longtemps dû se demander ce qu’il faisait là. Robbie Keane l’a finalement sollicité en fin de match d’une belle frappe croisée et tendue du gauche. Mais le portier du Real Madrid l’a parfaitement détourné d’une main ferme (75e).

Jordi Alba (7,5)
On se demande encore pourquoi le Barça ne l’a pas conservé. Formé à la Masia, Jordi Alba (23 ans), qui profite du forfait de Carles Puyol et du repositionnement dans l’axe de Sergio Ramos, est la révélation de cette équipe espagnole. Sélectionné pour la première fois en octobre dernier, il fait sensation sur son côté gauche. Il a encore été omniprésent offensivement et défensivement ce soir.

Alvaro Arbeloa (7)
Comme Jordi Alba, Alvaro Arbeloa, en balance avec Juanfran, a profité de la faible opposition irlandaise pour se régaler sur son côté droit et faire l'ascenseur. Défensivement, offensivement, il était, lui aussi, partout.

Sergio Ramos (6)
Franchement, à part qu’il a coupé sa tignasse et que son penalty manqué face au Bayern Munich est devenu un cas d’école sous la forme d’un exercice de physique en Espagne, on n’a pas grand-chose à vous dire. Sauf qu’il s’est bien ennuyé durant 90 minutes. C’est tout à son honneur d’être resté concentré et attentif, sans se faire surprendre.

Gerard Piqué (6)
On parle de Shakira ? Non ? Ok. Bon, ben, Gerard Piqué, on l’a vu parfois aux avant-postes, histoire de montrer que lui aussi était là. Sinon, il s’est lui aussi ennuyé. Mais a fait le taf derrière. Comme Sergio Ramos. Pour juger la charnière, on attendra la suite de la compétition...

Xabi Alonso (7)
Par précaution, suite à son carton jaune reçu en début de deuxième période (54e), Vicente Del Bosque a pris le luxe de le remplacer par Javi Martinez (65e). Jusque-là, il avait été intraitable au cœur de l’entrejeu espagnol, multipliant les passes à tout-va.

Andres Iniesta (7)
« Iniesta est un génie. Il n'a pas suffisamment de reconnaissance parce qu'il joue dans le même club que Messi. C'est mon favori pour être désigné meilleur joueur du tournoi. » L’hommage est signé Michael Owen sur Twitter, admirateur avisé devant son écran. Et on le comprend. Comme au Barça, Andres Iniesta a pris le contrôle du milieu avec son pote Xavi et a organisé à merveille le jeu de la Roja. Remplacé par Cazorla (80e).

Xavi Hernandez (7)
On vous fait un copier-coller du texte sur Iniesta, c’est plus simple, non ? Tout ça pour dire que Xavi Hernandez a rayonné au milieu de terrain avec Andres Iniesta comme ils le font au Barça. Il aurait même pu marquer. Mais Shay Given, d’une magnifique claquette, l’en a empêché (65e).

Sergio Busquets (5,5)
Bon, il fallait bien un maillon faible. C’est à Sergio Busquets que le rôle échoit. Positionné en sentinelle, il a été l’espagnol le moins en vue. Et le plus en difficulté. Mais rassurez-vous, rien de très grave…

David Silva (8)
C’est l’homme de l’ombre. Fernando Torres a été élu homme de match, mais David Silva aurait tout aussi pu l’être. Déjà passeur décisif face à l’Italie, il a fait coup double face à l’Irlande : un but plein de sang froid d’un plat du pied du gauche (49e), une passe décisive dans la profondeur pour Torres (70e). Du grand Silva à la baguette, le même qu’à Manchester City, où il a terminé meilleur passeur de Premier League.

Fernando Torres (8)
On a beau dépoussiérer les fonds de tiroir, on a bien du mal à trouver une partie aussi aboutie de la part de Fernando Torres. Quel match ! Cela faisait belle lurette qu’on ne l’avait pas vu aussi en jambe. Toute l’Espagne le réclamait. Vicente Del Bosque a fini par le titulariser à la place de Cesc Fabregas. Il a bien fait. Dès la 4e minute, l’attaquant de Chelsea a ouvert la marque d’une magnifique frappe sous la barre. Il a remis ça en fin de match, seul face à Given (70e). Un véritable poison pour la défense irlandaise. Le show Torres ! Remplacé à la 73e par Fabregas, buteur, lui aussi (83e).