Zinedine Zidane et son salaire en équipe de France : La ministre des Sports répond à la question que tout le monde se pose !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Après avoir dirigé l’équipe de France pendant quatorze ans, Didier Deschamps va officiellement laisser la place à Zinedine Zidane la semaine prochaine. Une conférence de presse est prévue par la FFF pour annoncer l’identité du nouveau sélectionneur, qui fera bien l’objet d’une dérogation pour son salaire.

En poste depuis 2012, Didier Deschamps a dirigé son dernier match sur le banc de l’équipe de France le 18 juillet dernier, à l’occasion de la petite finale de la Coupe du monde face à l’Angleterre (4-6). Sans surprise, Zinedine Zidane va lui succéder au poste de sélectionneur, et ce n’est plus qu’une question de temps avant de le voir débarquer officiellement. « Le président de la Fédération Française de Football, Philippe Diallo, tiendra une conférence de presse ce mardi 28 juillet 2026 à partir de 11h00 au siège de la FFF. À l’issue du Comité Exécutif exceptionnel qui se tiendra le matin même, Philippe Diallo présentera le prochain sélectionneur de l’Équipe de France aux médias », a fait savoir la FFF ce jeudi.

Quel salaire pour Zinedine Zidane ?

Parmi les questions qui entourent la nomination de Zinedine Zidane, celle de ses émoluments à la tête de l’équipe de France, d’autant qu’une réforme du sport professionnel français a été votée le 8 juillet dernier par l’Assemblée nationale et le Sénat, prévoyant de limiter les revenus des salariés des fédérations à 450.000 euros par an. Une dérogation sera possible en fonction des postes. La ministre des Sports, invitée de Sud Radio ce jeudi, n’a pas échappé au sujet.

« Moi, je m’étais positionnée contre cette idée de plafonnement de toutes les rémunérations », précise la ministre

« Je crois qu’il faut décorréler cela de la personne du sélectionneur, quel qu’il soit. Il y a eu un débat très important. Moi, je m’étais positionnée contre cette idée de plafonnement de toutes les rémunérations, a répondu Marina Ferrari, interrogée sur le fait d’accorder une dérogation pour Zinedine Zidane. Dans le texte initial, tel qu’il avait été écrit par le sénateur Savin, il y avait un plafond de rémunération pour les présidents de fédération et les secrétaires généraux. Là, on est vraiment en lien direct avec une délégation de service public. Cela permettait de remettre un peu d’éthique, si vous voulez, dans tout cela. Ensuite, un amendement parlementaire à l’Assemblée nationale a décidé de plafonner toutes les rémunérations des salariés. Moi, j’ai jugé que ce n’était pas du ressort de la loi puisque, vous le savez, les fédérations sont des entités de droit privé et que, pour certaines — c’est notamment le cas de la Fédération française de football —, leurs revenus proviennent essentiellement, pour une grande partie, non pas de subventions publiques, mais de ressources privées : les licences, les droits médias dont on vient de parler et les recettes des grands événements. »

« On va regarder ce qui se fait ailleurs »

Affirmant ne pas avoir « l’information » de la nomination de Zinedine Zidane prévue mardi prochain, Marina Ferrari a précisé ne pas être intervenue pour son salaire. « En tout état de cause, la loi n’est pas encore en application aujourd’hui. Il n’a donc pas besoin aujourd’hui d’une dérogation pour le prochain sélectionneur. Vous semblez sûr de votre coup en disant que ce sera mardi. Moi, je n’ai pas cette information confirmée à ce jour, a temporisé la ministre des Sports. Dès que la loi sera promulguée, il appartiendra effectivement au ministre des Sports d’accepter le principe d’une dérogation par rapport à ce plafonnement de rémunération. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que, demain, sur un autre poste, parce qu’il n’y a pas que le sélectionneur qui pourrait avoir un salaire supérieur, on interrogera le ministre des Sports sur la fonction. Le rôle du ministre ou de la ministre des Sports sera de regarder ce qui se passe dans l’écosystème, ailleurs dans le monde aussi. »

Marina Ferrari laisse enfin entendre que la réforme ne sera pas un frein à l’arrivée de Zinedine Zidane : « On va regarder ce qui se fait ailleurs. Combien est payé le sélectionneur de l’Allemagne ? Combien sont payés les sélectionneurs des autres nations sportives ? L’idée, c’est bien que l’on puisse offrir à nos équipes de France le meilleur. » Oui, le champion du monde 1998 fera donc bien l'objet d'une dérogation si nécessaire.

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