L'équipe de France a été éliminée de la Coupe du Monde en demi-finale par l'Espagne, et Zinedine Zidane prendra bientôt le relais à la tête des Bleus à la place de Didier Deschamps. Et Alain Boghossian avertit Zidane se sa toute première mission dans cette nouvelle fonction : faire rebondir l'équipe de France après cette désillusion contre l'Espagne.

Didier Deschamps avait officialisé la nouvelle dès le mois de janvier 2025 : il va mettre un terme à son règne en tant que sélectionneur de l'équipe de France au terme de cette Coupe du Monde, et vivra samedi contre l'Angleterre sa dernière à la tête des Bleus. Zinedine Zidane lui succédera dans la foulée, et l'ancien coach du Real Madrid devra donc imposer au plus vite ses méthodes après 14 ans d'ère Deschamps au sein de la sélection nationale. Interrogé dans les colonnes du Parisien, Alain Boghossian a évoqué le sujet et la mission prioritaire qui attend Zidane.
« Il va devoir faire rebondir les Bleus »
« Il va devoir faire rebondir les Bleus après cet échec. Car, oui, c’est un petit échec, même si la FFF avait annoncé que l’objectif était la demi-finale. Je peux vous assurer que les joueurs comme le staff avaient cette troisième étoile en tête, et tout le monde s’est imaginé pouvoir aller chercher cette Coupe. Zinédine va pouvoir reprendre ce que Didier a fait de bien et le perfectionner. Il y a une base de joueurs et un potentiel énorme qu’il faut mettre au service d’un collectif. Là, on se fait manger dans ce domaine par l’Espagne. Il faut trouver le moyen d’être plus solides et mieux armés au milieu. Offensivement, il va aussi falloir être plus fluide », indique l'ancien milieu de terrain de l'équipe de France, qui était coéquipier de Zinedine Zidane et Didier Deschamps en 1998.
« Deschamps ? Quand je vois son bilan avec cette équipe... »
Et Boghossian a d'ailleurs tenu à rendre hommage à Deschamps : « Didier, je ne lui en veux pas, quand je vois tout ce qu’il a fait pour les Bleus et son bilan avec cette équipe. Là, il n’a, entre guillemets, rien tenté parce que ses changements ont été poste pour poste à chaque fois. Quand vous perdez et que, pendant soixante minutes, il ne s’est pas passé grand-chose, peut-être faut-il changer d’approche. Mateta aurait pu entrer, et on aurait pu avoir un jeu plus direct, avec un attaquant grand comme l’était Olivier Giroud, pour tenter de les perturber. On aurait pu faire glisser Mbappé derrière lui alors. Est-ce qu’il fallait faire entrer Cherki plus tôt ? C’est aussi de sa faute, parce que sur les matchs précédents, il n’a pas donné les assurances nécessaires. Le regret, c’est de ne pas avoir vu Warren Zaïre-Emery plus souvent, quand on voit ce qu’il a montré avec les quatre miettes qu’il a eues contre le Maroc. Là, on n’a pas tenté de choses. On est morts avec nos idées », précise-t-il.