Mason Greenwood, Roberto De Zerbi, Jonathan Clauss... L'After Foot explique pourquoi Medhi Benatia a craqué à l'OM !
Amadou Diawara

Lors de son passage à l'OM, Medhi Benatia s'est emporté à plusieurs reprises, dénonçant notamment l'attitude de certains joueurs, que ce soit sur et en dehors du terrain. Présent dans l'émission l'After Foot ce samedi soir, Kevin Diaz a expliqué à quel point il était difficile psychologiquement pour un dirigeant de travailler pour le club marseillais.

En novembre 2023, l'OM a fait appel à Medhi Benatia. En effet, le club phocéen lui a demandé d'occuper le rôle de conseiller sportif à Marseille. Une requête acceptée par le Marocain. Et en janvier 2025, Medhi Benatia a été promu en tant que directeur sportif. Ayant vécu des hauts et des bas dans la cité phocéenne, le dirigeant de 39 ans a décidé de claquer la porte du Vélodrome à la fin de la saison 2025-2026, et ce, après avoir démissionné une première fois en février dernier. Convaincu par Frank McCourt, le propriétaire de l'OM, Medhi Benatia avait finalement donné son aval pour aller au bout du dernier exercice.

«Il y a un moment où tu dois perdre pied»

Libre de tout contrat depuis son départ de l'OM, Medhi Benatia a accordé une interview à France Football ce samedi. Un entretien au cours duquel il a vidé son sac, lâchant toutes ses vérités sur son expérience en tant que dirigeant du club olympien. Présent dans l'After Foot ce samedi soir, Kevin Diaz a réagi à ses propos. Et le consultant a tenu à expliquer pourquoi Medhi Benatia avait craqué à plusieurs reprises à l'OM. Pour rappel, l'ancien joueur de la Juventus a poussé de nombreux coups de gueule face à la presse, dénonçant notamment l'attitude de certains pensionnaires phocéens, que ce soit sur ou en dehors des terrains.

«Greenwood, on sait que ce n'est pas un cas facile à gérer»

« L'interview de Medhi Benatia ? Quand tu es dans un environnement comme celui de l'OM, c'est sûr que ça ne doit pas être facile d'être directeur sportif ou président. Ça c'est clair. Entre les médias, les entourages, les petites gueguerres internes dans un vestiaire, pour un gars aussi entier que semble être Medhi Benatia, ça ne doit pas être facile tous les jours. Quand tu vois le discours qu'il a tenu avec un certain Jonathan Clauss, bah derrière son attitude à Jonathan Clauss... il a perdu sa place en équipe de France, à Nice, il a été jouer un barrage à la dernière journée (en disant) : "je m'en vais, je ne m'en vais pas". Il y a eu d'autres joueurs comme ça. Elye Wahi, il est venu, il est reparti. Ce n'était peut-être pas une bonne idée de le faire venir au départ, mais en tout cas ils l'ont fait repartir. Il y a eu beaucoup d'exemples à Marseille. Greenwood, on sait que ce n'est pas un cas facile à gérer. De Zerbi, on sait que ce n'est pas un cas facile à gérer, même si je pense que c'était une grosse erreur de ne pas le retenir et de ne pas le garder au moins jusqu'à la fin de son contrat à la fin de la saison », a précisé Kevin Diaz, avant de poursuivre son raisonnement.

«De Zerbi, on sait que ce n'est pas un cas facile à gérer»

« Quand tu es dirigeant à Marseille, tu es dans un tel tourbillon que même un gars comme Medhi Benatia, qui a beaucoup de personnalité, il y a un moment où tu dois perdre pied et où tu as envie de pousser des gueulantes toutes les deux minutes ; mais je crois aussi que certaines de ses gueulantes n'étaient pas appropriées, ou du moins qu'il s'est trompé. Mais je pense qu'il prend aussi sa part de responsabilité (dans cette interview). Il dit qu'il a fait des erreurs. (...) Medhi Benatia a surement fait des erreurs, mais quand il dit que les joueurs ne sont pas à la hauteur de l'investissement qu'on place en eux, je pense que pour une grande majorité, il a raison », a conclu Kevin Diaz sur les ondes de RMC Sport.

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