L'équipe de France va se présenter sur le sol américain avec l'étiquette de favori pour la victoire finale de cette Coupe du monde qui approche (11 juin-19 juillet). Et ce, en raison de son secteur offensif particulièrement bien garni et notamment peuplé par Rayan Cherki. Le métronome ambidextre de Manchester City est brièvement passé sous les ordres de Thierry Henry chez les Espoirs. Jusqu'ici, la légende d'Arsenal n'avait jamais assisté à ça.

Rayan Cherki (22 ans) est dans le circuit depuis un bon moment puisqu'il effectuait ses premiers pas dans le groupe professionnel de l'OL dès 2019. Depuis, un talent inné et indéniable qui s'est mêlé à une certaine irrégularité au haut niveau jusqu'à la saison dernière. Ce qui lui a valu notamment un transfert à Manchester City pour « seulement » 37M€. L'international français fait les beaux jours des Skyblues avec ses 10 buts et 14 passes décisives toutes compétitions confondues.
«Que ce soit du pied droit ou du pied gauche. Je n'ai jamais vu un joueur capable de faire exactement la même chose à n'importe quelle vitesse»
Coach de Rayan Cherki en équipe de France Espoirs et aux Jeux Olympiques de Paris 2024, Thierry Henry s'est confié à The Athletic Podcast sur le cas Rayan Cherki. Un ovni selon son expérience. « C'est un vrai plaisir de travailler avec Rayan. Comme vous pouvez le voir, il est très agréable à regarder, que ce soit du pied droit ou du pied gauche. Je n'ai jamais vu un joueur capable de faire exactement la même chose à n'importe quelle vitesse. Quoi que vous lui demandiez, quelle que soit la technique, il le fait des deux pieds ».

«Quand il est dans cet espace où il se sent à l'aise, il peut être très bon»
L'actuel consultant de Sky Sports et de CBS Sports a entre autres pris le temps de livrer un secret sur le mode de fonctionnement de Rayan Cherki et la manière d'en tirer le maximum en tant qu'entraîneur. En l'aidant à entrer dans sa zone, c'est gagné. « Il faut trouver le moyen de le mettre à l'aise sur le terrain. C'est ça, le truc avec Rayan. Quand il est dans cet espace où il se sent à l'aise, il peut être très bon. Il sait qu'il n'est pas encore au top, comme tout le monde. Mais disons-le ainsi : le ballon n'est pas son ennemi ». Reste à savoir comment Didier Deschamps l'utilisera à la Coupe du monde en Amérique du nord à présent (11 juin-19 juillet)