Le 17 septembre prochain, Zinédine Zidane dévoilera sa première liste comme sélectionneur de l’équipe de France. Ses choix seront commentés, mais deux hommes ont déjà juré de ne pas les juger. Comme Raymond Domenech, Didier Deschamps avait indiqué après avoir dirigé son dernier match qu’il ne commenterait plus l’actualité des Bleus.

Zinédine Zidane a dû faire preuve de patience pour prendre la tête de l’équipe de France. Parti du Real Madrid à l’été 2021, l’ex-meneur de jeu avait vu Didier Deschamps prolonger son mandat de sélectionneur dans les mois qui ont suivi jusqu’à la Coupe du monde 2026. « J'ai eu des propositions pendant cinq ans pour reprendre un club et je les ai toutes refusées pour la France, car c'est la seule chose que je voulais faire après ma carrière, confiait-il le mois dernier lors de sa présentation. J'ai connu l'équipe de France gamin, j'ai commencé minimes, j'ai franchi toutes les étapes, jusqu'à la sélection A, le summum, il n'y a pas d'autres mots. J'ai passé ces 4-5 années à attendre ce jour-là. Je suis un peu ému, vous ne pouvez pas le voir mais je suis tout excité, c'est quelque chose de fort pour moi aujourd'hui. Je suis heureux de cette nomination. »
Quatre matches attendent Zidane dès la rentrée des Bleus
La première liste de Zinédine Zidane est désormais très attendue pour l’entrée en lice des Bleus à la Ligue des Nations. Un déplacement en Turquie (le 25 septembre) puis en Belgique (le 28) attend la France, qui recevra ensuite l'Italie (le 2 octobre) et de nouveau la Belgique (le 5) au Stade de France. Forcément, les choix de ZZ feront inévitablement l'objet de commentaires, voire de critiques. Mais ni Raymond Domenech ni Didier Deschamps ne figureront parmi ses détracteurs.
« Dire publiquement « je prendrais untel à la place untel » ne sert à rien »
Les deux prédécesseurs de Zinédine Zidane ont en effet adapté la même ligne de conduite concernant l’équipe de France : le mutisme. « C'est une question à laquelle je ne répondrais jamais », avait lâché Raymond Domenech en 2017, au moment d’être interrogé par Winamax sur les joueurs qu’il aurait alignés à la place de Didier Deschamps. « J'ai été sélectionneur et je sais ce que c'est, dire publiquement « je prendrais untel à la place untel » ne sert à rien à part exposer Didier Deschamps, s’était justifié le finaliste du Mondial 2006. Ces choix appartiennent uniquement au sélectionneur. »
Après avoir dirigé les Bleus pour la dernière fois lors de la petite finale de la Coupe du monde en Amérique du Nord face à l’Angleterre, Didier Deschamps avait tenu un discours semblable au micro de M6. « Je m'interdis de pouvoir parler de l'équipe de France à partir de ce soir », jurait-il, invoquant « un devoir de réserve ».
« On va faire différent »
Face aux journalistes, Zinédine Zidane avait expliqué qu’il n’y aurait « pas de rupture » et évoquait une « continuité » après le long passage de Didier Deschamps, tout en confirmant vouloir « faire différent ». « 'DD', c'est 'DD'. Laurent Blanc, c'était Laurent Blanc. Zizou, c'est Zizou. Je vais essayer de faire ce que je sais faire », déclarait Zizou, qui a comme « seul objectif » de « mettre tout en place pour que l'équipe de France puisse continuer à gagner ». Pour la suite, il faudra attendre sa première conférence de presse d’avant-rassemblement qui aura lieu le 17 septembre : « On aura l'occasion de parler dans les détails pour savoir ce qui est mon plan de jeu, ma philosophie de jeu. On aura le temps d'en parler bientôt. »