Très performant sous les couleurs de l'AS Monaco la saison dernière, Maghnes Akliouche a convaincu Didier Deschamps de lui offrir sa toute première sélection et de le convoquer pour la Coupe du Monde 2026. Alors qu'il vient de signer au PSG, l'international français pourrait régaler l'équipe de Zinedine Zidane, et ce, en tant que numéro 10. Explications.

En fin de contrat le 31 juillet 2026, Didier Deschamps a cédé sa place de sélectionneur de l'équipe de France après la Coupe du Monde, ayant annoncé qu'il n'allait pas rempiler depuis janvier 2025. Pour assurer sa succession, Philippe Diallo - le président de la FFF - a décidé de faire confiance à Zinedine Zidane, qui rêvait de prendre les rênes des Bleus depuis plusieurs années. Alors que les Tricolores lanceront leur campagne de Ligue des Nations le 25 septembre, le Ballon d'Or 98 devrait annoncer sa liste de joueurs convoqués huit jours plus tôt, soit le 17 septembre. Et il pourrait citer le nom de Maghnes Akliouche, lancé par Didier Deschamps en équipe de France le 5 septembre 2025, avant d'être convoqué pour la Coupe du Monde 2026. Capable d'évoluer dans toutes les positions offensives, la nouvelle recrue du PSG pourrait rendre de précieux services à Zinedine Zidane en tant que numéro 10 ; comme l'ont laissé entendre ses anciens formateurs.
«Tout le monde savait qu’il allait régaler, qu’il illuminerait le jeu, mais...»
Natif de Tremblay-en-France, Maghnes Akliouche est passé par Villemomble et Torcy avant de finir sa formation à l'AS Monaco. Et cet été, l'international français est de retour en région parisienne, ayant signé au PSG - le club de ses rêves - pour une somme proche de 50M€. « Le PSG, c’est son club depuis tout petit, a lancé Aimé Makab - l’éducateur qui l’a accompagné à Villemomble des U9 aux U11 - lors d'un entretien accordé au Parisien. À l’époque, son meilleur ami au club était fan de l’OM. Tous les deux n’arrêtaient pas de se chambrer, mais sur le terrain, leur association était magnifique, ils se trouvaient les yeux fermés. À cet âge-là, normalement, on a besoin de beaucoup les guider dans le jeu, mais ils étaient intelligents, comprenaient déjà beaucoup de choses. J’avais l’impression d’avoir une manette de PlayStation entre les mains, je leur disais juste "croix", "carré" ou "rond" lorsqu’il fallait passer ou frapper. Dès qu’il arrivait au stade, toujours avec son ballon, il avait la banane. C’était son terrain de jeu. Parfois, son père nous le confiait avant de partir bosser. Il lui donnait de l’argent pour la buvette et il restait la journée au stade à s’amuser et à suivre l’entraînement des plus grands ».
«... en faisant toujours passer l’équipe avant ses stats»
Egalement questionné par Le Parisien, Philippe Lemaître a également fait l'éloge de Maghnes Akliouche. « Un gosse tranquille, bien dans sa tête, avec des parents posés et adorables. Lui, en dehors du terrain, était réservé. Mais dès qu’il se mettait en action, on voyait tout de suite ce pied gauche et cette facilité technique au-dessus de la moyenne », s'est enflammé celui qui dirigeait l’école de foot de Villemomble. Lors de son passage de Villemomble à Torcy, Maghnes Akliouche a été accueilli par Éric Laclef. S'il met également en lumière le grand talent de la nouvelle recrue du PSG, il souligne aussi son attrait pour régaler ses coéquipiers, tel un numéro 10.
«Maghnes balle au pied, c’est un MacBook Pro»
« Il n'a qu'une priorité : faire briller les autres. Maghnes, c’était le voisin idéal, le genre de mec qui te passait le sel avant de saler ses pâtes. Il y a un signe qui ne trompait pas : lorsque je demandais aux gars de faire les équipes, il était toujours le premier à être choisi. Tout le monde savait qu’il allait régaler, qu’il illuminerait le jeu, mais en faisant toujours passer l’équipe avant ses stats. Il ne te regardait pas avec des yeux globuleux quand tu lui expliquais un exercice. Il comprenait, assimilait et essayait de résoudre les problèmes. En 14 ans, il n’a pas beaucoup joué en équipe première, à tel point qu’il a même failli partir. Mais je me souviens avoir dit à son entourage qu’à ce moment-là, il valait mieux qu’il soit grand chez les petits, que petit chez les grands, car l’important était ce qu’il serait capable de faire à 17 ans. Maghnes balle au pied, c’est un MacBook Pro, un véritable ordinateur doté d’une intelligence technique et d’une capacité à voir plus vite que les autres, qu’on retrouve souvent chez les gauchers. Je savais, quand il était petit, qu’il deviendrait un très bon joueur, mais je mentirais si je disais, qu’avec ses carences physiques de l’époque, je le voyais arriver là », a développé Éric Laclef. Reste à savoir si Zinedine Zidane convoquera finalement Maghnes Akliouche lors de la trêve internationale de septembre, et s'il le fera jouer en tant que numéro 10.