Equipe de France : Le jour où Didier Deschamps a regretté d'avoir convoqué Kylian Mbappé !
Amadou Diawara

Après l'Euro 2024, Didier Deschamps a convoqué Kylian Mbappé pour le rassemblement du mois de septembre. Mais alors que son capitaine et numéro 10 traversait une très mauvaise passe à cette période, l'ex-sélectionneur de l'équipe de France a regretté son choix. En effet, Didier Deschamps a avoué qu'il n'aurait pas dû faire appel à lui à ce moment-là.

Après la Coupe du Monde 2022, Kylian Mbappé a récupéré le brassard d'Hugo Lloris. Pour sa première grande compétition en tant que capitaine de l'équipe de France, l'attaquant de 27 ans a mené les siens jusqu'en demi-finale de l'Euro 2024. Toutefois, Kylian Mbappé était en grande souffrance après une saison très compliquée au PSG. Pour couronner le tout, le numéro 10 des Bleus s'est cassé le nez en pleine compétition.

«Avec le recul, il n'était pas dans les meilleures dispositions»

Transféré librement et gratuitement au Real Madrid le 1er juillet 2024, Kylian Mbappé était en grande difficulté lors de ses débuts au Bernabeu. Malgré tout, Didier Deschamps avait fait appel à lui pour le rassemblement du mois de septembre. Un choix que le sélectionneur de l'équipe de France avait finalement regretté, comme il l'a avoué à L'Equipe en février 2025. D'autant que Kylian Mbappé avait été visé par une enquête pour viol en Suède entre les mois d'octobre et de décembre.

«Je pensais qu'il était très important qu'il soit là»

« À un moment, vous ne vous êtes pas dit que vous étiez en train de le perdre, et que cela allait être long ? Non. Il a le droit d'avoir une période où il est moins bien. Kylian, je l'ai toujours dit, l'équipe de France sera toujours plus forte avec lui. Après est venue se raccrocher cette affaire où le tribunal médiatique a rendu son verdict, alors qu'à l'arrivée, il n'a même pas été interrogé par la justice suédoise. Pendant trois semaines, un mois, voire plus, cela a été violent. Kylian sait bien qu'on parlera toujours beaucoup de lui, même quand il n'est pas là. Mais sur des sujets aussi sensibles, c'est loin d'être évident. Avez-vous eu peur pour lui, ou pour l'équipe de France ? Je l'ai soutenu. De par les éléments que j'avais, je n'avais pas à être inquiet. Mais médiatiquement, aujourd'hui, le mal est fait avant de savoir si quelque chose est condamnable, et ensuite, c'est difficile de revenir en arrière. Après, les questions sur son niveau sportif, c'est autre chose, c'était passager. Peu de vacances, peu de préparation, six derniers mois compliqués à Paris, une douleur au dos, la fracture du nez à l'Euro, cela a forcément des conséquences athlétiques et psychologiques, plus son adaptation à Madrid. Cela a mis un peu de temps, mais c'est rentré dans l'ordre parce qu'il a fait tout ce qu'il fallait », avait confié Didier Deschamps, avant d'être relancé.

«L'équipe de France sera toujours plus forte avec lui»

« L'aviez-vous déjà vu aussi mal dans sa peau ? Non. Comme quoi ça peut arriver, surtout face à l'accumulation. Vous dîtes-vous aujourd'hui que vous n'auriez pas dû l'appeler en septembre ? Avec le recul, il n'était pas dans les meilleures dispositions. Mais on sortait de l'Euro, et par rapport au groupe, je pensais qu'il était très important qu'il soit là. Évaluer sa condition d'alors était difficile, et tout a fait boule de neige, ensuite, même si cela n'a pas été dramatique, non plus, en septembre. Il n'avait jamais connu, depuis le début de sa carrière, une période négative comme ça. C'est arrivé à d'autres joueurs au Real qui étaient attendus, et qu'on attend encore. Lui s'est relevé de cette période. L'important est de garder le lien, et d'échanger », avait reconnu Didier Deschamps, qui a été remplacé par Zinedine Zidane à la tête de l'équipe de France cet été.

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