Interrogé à la veille de la Flèche Wallonne, dont il prend le départ aujourd'hui avec le statut de favori, Paul Seixas a montré une grande intelligence dans ses propos, visant à relativiser un peu les attentes, affichant toujours une décontraction et une distance par rapport à l'événement qui pourraient être la clé de sa réussite sur la durée au plus haut niveau.

Aujourd'hui, Paul Seixas prend le départ de la Flèche Wallonne avec déjà un statut de grand favori dans les médias européens, impressionnés par le niveau qu'il affiche et ses progrès rapides, comme en témoigne sa victoire écrasante lors du Tour du Pays Basque face à une concurrence très relevée, avec des coureurs de top niveau mondial comme Primoz Roglic, Florian Lipowitz, Juan Ayuso ou encore Isaac Del Toro.
« Je m'attendais à ce que ce soit vraiment raide... Et c'est vraiment raide ! »
Interrogé sur le sujet à la veille de l'épreuve, le leader de Décathlon-CMA CGM a tenu à tempérer les attentes et garder une forme de décontraction, lui qui n'a que 19 ans et qui va découvrir la course, déclarant dans des propos rapportés par cyclismactu.net : « Honnêtement, ce n'est pas les stats qui m'intéressent. Si je gagne demain, je serai super heureux, mais après il y a beaucoup de chemin et je ne connais pas encore ce type d'effort par rapport aux autres coureurs, donc je ne m'attends pas forcément à gagner dès demain. C'est plus pour prendre de l'expérience et après, si je peux tenter ma chance pour la gagne, ce sera déjà pas mal ».
Une décontraction qui rappelle Pogacar
Par la suite, lorsqu'il a été interrogé sur le mur de Huy, Seixas a de nouveau affiché une décontraction face à l'échéance : « Je m'attendais à ce que ce soit vraiment raide... Et c'est vraiment raide ! ». Cette capacité à relativiser, à maintenir l'idée que le cyclisme est un plaisir et un jeu sont souvent décrites comme étant l'une des clés de la réussite de Pogacar sur la durée. Il pourrait en être de même pour Paul Seixas, en lui permettant de conserver une décontraction et une sérénité malgré le tourbillon qui l'entoure aujourd'hui.