Après son revers en Nouvelle-Zélande et sa victoire en Australie, le XV de France a remporté son dernier match estival face au Japon lors de la troisième journée du Championnat des nations. Jean-Baptiste Élissalde a dressé le bilan de cette campagne dans l’hémisphère sud.

Le XV de France a conclu la première tournée du Championnat des Nations par une victoire contre le Japon (42-15) après la défaite face à la Nouvelle-Zélande (32-34) et le succès en Australie (42-26). « Ce match face à Nouvelle-Zélande nous a laissés sur notre faim. C'est peut-être ça qui nous a permis d'avoir cet appétit pour ces deux matches contre l'Australie et le Japon, analysait Fabien Galthié après la rencontre. Il y a beaucoup de joueurs qui ont affirmé une ambition et surtout une compétitivité pour porter le maillot. On était conscients de la difficulté de la tâche face au Japon. En France, à chaque fois qu'on bat l'adversaire, on trouve qu'il était fatigué ou qu'il n'était pas prêt. »
« Fabien Galthié doit identifier les hommes capables de tenir la maison »
Pour L’Équipe, Jean-Baptiste Élissalde a tiré les enseignements de cette tournée dans l’hémisphère sud, soulignant la force du XV de France sans ses cadres. « Même privée de plusieurs éléments majeurs (Dupont, Flament, Jelonch, Bielle-Biarrey et Ramos notamment), cette équipe a conservé son identité offensive, confie l’ancien international tricolore. Ballon en main, les intentions sont les mêmes. On joue haut, on se dépossède intelligemment du ballon pour créer des transitions, les cellules d'avants arrivent en nombre autour du 9 ou du 10, et même du 15 souvent, et manipulent le ballon dans le bon tempo. Les automatismes existent sous pression ou dans l'avancée. La reconquête aérienne, très efficace, à l'image de Théo Attissogbe, offre de nouvelles munitions. Ce qui semblait reposer auparavant sur quelques leaders est aujourd'hui partagé par l'ensemble du groupe. C'est sans doute la plus belle victoire de cette campagne estivale : le projet est assimilé et ce avec une importante revue d’effectif. »
« En défense, la France est encore trop "sage" »
Mais Jean-Baptiste Élissalde note encore quelques lacunes. « En défense, la France est encore trop "sage". La montée manque d'agressivité et de vitesse. Les Bleus subissent trop souvent l'initiative adverse au lieu de l'étouffer et "d'attaquer" l'attaque adverse. Face aux meilleures équipes du monde, cette demi-seconde de retard dans les circulations coûte cher. Et puis il y a la mêlée, poursuit-il. Plus précisément, le poste de pilier. C'est probablement le principal chantier des douze prochains mois. À un an de la Coupe du monde, Fabien Galthié doit identifier les hommes capables de tenir la maison face aux meilleures premières lignes de la planète. Les talents existent-ils ? Aura-t-on le temps d'ici là de les trouver ou de faire progresser nos joueurs actuels pour rivaliser avec l'Afrique du Sud en particulier ? »