Malaise au XV de France, un membre du staff témoigne : «Il y a eu pas mal de frustration»
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Battu de deux points par la Nouvelle-Zélande en ouverture du Championnat des nations, le XV de France affronte l’Australie ce samedi, à Brisbane. Avant la rencontre, Laurent Sempéré, l’entraîneur de la touche, s’est prononcé sur l’état d’esprit qui régnait dans le groupe.

Le XV de France était proche d’un exploit en Nouvelle-Zélande pour le premier match du Championnat des nations, mais ce sont bien les All Blacks qui l’ont emporté à domicile (34-32). Les Bleus ont désormais rendez-vous avec l'Australie le 11 juillet prochain à Brisbane puis le Japon le 18 juillet à Tokyo. De quoi laisser un peu de temps à la délégation tricolore pour digérer ce résultat à Christchurch.

« Il y a eu pas mal de frustration »

« À chaud, ça a été un point un peu difficile à digérer, a reconnu l’entraîneur de la touche Laurent Sempéré, rapporté par Rugbyrama. Il y a eu pas mal de frustration, mais depuis ce lundi, on a eu le temps de l'analyser en profondeur et il y a eu beaucoup d'enseignements à retirer de ce match. On a pu travailler dessus pour continuer à évoluer. Comme toujours, une fois qu'on a évacué cette déception et la frustration, c'est productif et ça nous sert à avancer, car notre ambition, dans le futur, c’est de gagner ce genre de match. C'est bien ce qui nous a tous mis sous tension (sourire). »

« Je ne pense pas qu'on ait besoin de cet esprit de revanche »

Laurent Sempéré l’assure, le XV de France n’abordera pas son deuxième match face à l’Australie avec un esprit de revanche. « Je ne pense pas qu'on en ait besoin. J'espère qu'on va avoir la même motivation et la même implication qu'on a eues contre l'Angleterre (à Vannes) et contre la Nouvelle-Zélande, confie-t-il. Ça nous a permis de bien nous préparer et d'être prêts pour ces rendez-vous, dans notre rugby mais aussi sur les émotions. Cette semaine, on a un gros enjeu sur l'intégration des finalistes. On a travaillé à 33 pendant trois semaines, c'est le format qu'on aura en Coupe du monde. »

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