Le Stade Toulousain a énormément fait parler cette saison et pas seulement pour ses prestations sur le terrain. Le club haut-garonnais est en effet accusé d’avoir contourné le salary-cap par diverses façons, notamment au sujet du salaire d’un Antoine Dupont dont la popularité a explosé ces dernières années et qui multiplie les contrats de sponsoring.

Il est partout. Visage du rugby français depuis plusieurs années déjà, Antoine Dupont a franchi un cap après les Jeux Olympiques de Paris 2024 devenant une star internationale. Cela se voit notamment avec les publicités, puisque le demi de mêlée de 29 ans multiplie les projets avec les grandes marques.
« Je défends Toulouse »
Le problème, c’est que les contrats d’image des joueurs sont également comptés dans le salary-cap, système mis en place par la LNR pour encadre les budgets des clubs de Top 14. Ça pourrait d’ailleurs couter cher au Stade Toulousain, qui est dans l’œil du collimateur et attend le verdict de la commission de discipline, qui sera livré le 7 juillet prochain. Et dans cette situation, il a trouvé un allié assez surprenant en la personne de Bernard Laporte. « On dit que je suis anti-Toulousains. C’est faux. J’ai eu le président Didier Lacroix au téléphone, je suis totalement d’accord avec lui. Je défends Toulouse » a expliqué le directeur du rugby du MHR, dans un entretien accordé au Parisien.
« Si Antoine Dupont doit gagner 3 millions d’euros, il faut qu’il puisse le faire sans problème »
« Il faut faire évoluer le salary cap (plafond salarial). Si Antoine Dupont doit gagner 3 millions d’euros, il faut qu’il puisse le faire sans problème. Ce club est trop important pour le rugby français » a poursuivi Laporte, qui connait très bien Antoine Dupont pour l’avoir côtoyé lorsqu’il était président de la FFR. « J’entends dire qu’il faudrait qu’il soit relégué en Pro D2, mais ce n’est pas possible. C’est n’importe quoi. Toulouse en Pro D2… C’est comme si on mettait le PSG en Ligue 2 ! ».