L'Olympique de Marseille a changé de visage cette saison. L'entraîneur, le président et bientôt le directeur du football qui étaient présents au coup d'envoi de l'exercice ne seront pas les mêmes pour la prochaine campagne. Tout est parti de la séparation entre Roberto De Zerbi et le club phocéen. Un moment dur à avaler pour Facundo Medina.

En février dernier, après la claque reçue au Parc des princes face au PSG qui demeure à ce jour le plus large écart dans l'histoire des Classiques entre les deux rivaux (5-0), Roberto De Zerbi et l'OM mettaient « d'un accord commun » un terme à leur collaboration de 18 mois. Un départ de l'entraîneur italien qui allait engendrer la démission de Medhi Benatia, pas acceptée par le propriétaire Frank McCourt qui parvenait à obtenir l'aval du directeur du football de l'OM de rester jusqu'au terme de la saison avant de partir. Le désormais ex-président Pablo Longoria a cependant pris la porte, remplacé par Stéphane Richard qui entamera son mandat le 2 juillet, Alban Juster assurant l'intérim pour le moment.
«Ca m'a beaucoup dérangé, je lui ai dit, à Roberto»
Roberto De Zerbi a depuis rebondi à Tottenham. C'est Habib Beye qui a succédé au coach transalpin à la Commanderie. Défenseur de l'OM, Facundo Medina a vidé son sac mercredi en interview pour RMC Sport. Et force est de constater que deux mois après les faits, l'Argentin est toujours dérangé par la tournure prise par les évènements. « Je ne sais pas comment les autres joueurs l’ont vécu. Moi, ça m’a profondément agacé, j’étais furieux. Ca m'a beaucoup dérangé, je lui ai dit, à Roberto. Lui et moi, on a une relation très sincère car on a un peu le même parcours. (...) On a en commun une enfance un peu similaire et ce feu ou cette folie qui habitent en nous. C'est d'ailleurs pour cela que ça me fait très mal quand je sais que certains font des sacrifices pour nous supporter, et nous on n'arrive pas à leur rendre cet investissement ».

«Je suis arrivé pour vivre un projet. Six mois après l'entraîneur est parti, puis le président, bientôt Medhi Benatia»
« Son départ a fait mal, a dérangé, mais c'est de notre responsabilité de poursuivre notre mission. On ne pouvait pas contrôler cela, on doit assumer nos erreurs. Je suis arrivé pour vivre un projet. Six mois après l'entraîneur est parti, puis le président, bientôt Medhi Benatia... Ce sont des coups qui font mal, et on est des êtres humains, on peut être affectés. Mais à titre personnel, cela ne m'empêchera jamais d'entrer sur le terrain avec l'envie, la faim, la volonté et l'attitude ». a conclu Facundo Medina qui assure donc qu'il donnera son maximum jusqu'au bout pour l'OM, peu importe les personnes en charge.