Mercato Analyse : La stratégie du PSG pour Bradley Barcola
Alexandre Higounet

Depuis plusieurs jours, le10sport.com analyse que le Paris Saint-Germain a probablement programmé depuis quelque temps la vente de Bradley Barcola, afin notamment de financer le recrutement d'un authentique ailier droit XXL, que le club pensait être Yann Diomandé. Mais le club de la capitale doit maintenir une stratégie très fine afin d'éviter que les clubs intéressés, à commencer par Liverpool, en acquièrent la conviction et jouent trop le prix à la baisse.

Alors que la vente de Barcola se précise depuis que le joueur a affiché il y a quelques jours sa volonté de ne pas prolonger au PSG, le10sport.com avance l'hypothèse que le club de la capitale avait en fait programmé son transfert en amont, compte tenu du fait qu'il disposait de trop d'éléments dont le poste préférentiel est celui d'ailier gauche (Barcola, Doué, Kvaratshkelia) et d'aucun authentique ailier droit de niveau mondial, l'idée étant donc de vendre Barcola, le plus enclin à un transfert, pour financer l'achat d'un attaquant droit XXL.

Barcola devait prendre lui-même la décision de partir

Seulement dans le même temps, le PSG était confronté à une difficulté : ne pas trop montrer qu'il souhaitait céder Barcola afin de ne pas installer une pression à la baisse sur le montant du transfert. Un équilibre fragile que le club tente de maintenir. Selon cette grille de lecture, c'est pourquoi la direction parisienne a laissé au final le joueur prendre l'initiative de refuser la prolongation, ce qu'elle avait probablement anticipée, et de se mettre lui-même sur le marché. Comme une manière de dissimuler qu'elle-même avait l'intention de le mettre à disposition du marché. Et donc de limiter la marge de négociation pour les clubs acheteurs.

La difficile équation à résoudre pour le PSG

Ce n'est pas pour autant que Paris en a terminé avec cet équilibre fragile à maintenir et c'est pourquoi le PSG laisse actuellement fuiter le bruit que l'ancien Lyonnais est encore très loin d'être parti. Compte tenu du marché actuel, de la situation contractuelle de Barcola et de ses états de service, le PSG peut en effet légitimement attendre 170 millions d'euros pour son attaquant. Mais il doit jouer serré pour les obtenir. Selon Sky Sports, cité par Foot Mercato, « Liverpool a préparé une première offre et s’apprête à formaliser son intérêt par une démarche officielle ». Déjà d'accord contractuellement avec Bradley Barcola, les Reds vont rapidement passer à l'action.

Ne pas se laisser piéger dans un schéma centré sur Liverpool

Avec quel montant sur la table ? Selon plusieurs médias, il tournerait aux environs de 110 millions d'euros, auxquels pourraient s'ajouter des bonus. On est loin de 170 millions. L'équation est donc loin d'être résolue et l'équilibre reste toujours très fin pour le club de la capitale. Ces dernières heures, le très fiable média anglo-saxon The Athletic, citant des sources internes à Paris, a par exemple révélé que Luis Enrique n'aurait pas l'intention de s'appuyer sur Barcola s'il venait malgré tout à rester, du fait qu'il souhaitait des joueurs 100% déterminés à jouer pour le PSG. A première vue, on pourrait s'interroger sur l'intérêt pour Paris de laisser sortir une telle fuite, qui paraît entrer en contradiction avec la volonté du club de limiter les pressions à la baisse sur le prix : laisser fuiter que l'on ne s'appuiera pas sur un joueur s'il reste ne crée pas - en effet - les meilleures conditions pour négocier un prix à la hausse avec un club acheteur. Mais il existe cependant un deuxième niveau de lecture, qui offre lui une perspective différente : on pourrait en effet voir cela comme un moyen de faire comprendre à l'entourage de l'attaquant parisien que si Liverpool s'obstinait à ne pas monter ses prix, il serait opportun de regarder du côté d'autres clubs, qui eux sont peut-être disposés à proposer beaucoup plus... Où comment ne pas se laisser enfermer dans un schéma à un seul club acheteur. Fragile équilibre, décidément.

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