Didier Deschamps mis sous pression par Zinédine Zidane avec l’équipe de France, «son ombre ne l’a jamais quitté»
Benjamin Labrousse -
Rédacteur
Malgré un double cursus Espagnol/Communication, j’ai décidé de prendre en main mes rêves en me dirigeant vers le journalisme. Diplômé d’un master en journalisme de sport, je couvre l’actualité sportive et footballistique avec toujours autant d’admiration pour les période de mercato, où un club se doit de faire des choix cruciaux pour la saison prochaine.

A la fin du mois de juillet, Zinédine Zidane a été officiellement intronisé en tant que nouveau sélectionneur de l’équipe de France. De son côté, Didier Deschamps lui, ne s’est pas toujours entendu avec l’ancien numéro 10. Comme l’a rappelé le journaliste Vincent Duluc, Deschamps a souvent senti l’ombre de Zidane planer au dessus de lui, notamment dès sa nomination à la tête des Bleus en 2012. Explications.

Après quatorze années de mandat, Didier Deschamps a laissé sa place à la tête de l’équipe de France. Le 28 juillet dernier, Zinédine Zidane, son ancien coéquipier, lui a succédé. Comme l’a révélé le journaliste François Vignolle, cet été durant la Coupe du Monde 2026, Deschamps ne s’est pas senti soutenu par la FFF, estimant que l’instance était déjà tournée vers l’arrivée de son successeur. « Aux États-Unis, il ne se sentira pas soutenu, il a l’impression que la fédération française est déjà passée à Zinédine Zidane. Il y avait comme un mur de Boston, entre le Four Seasons Hotel et les équipes de Diallo. Didier Deschamps est quelqu’un de très sensible, paradoxalement. Sa déclaration sur M6 : "c’était devenu irrespirable", s’appliquait aussi à la FFF », expliquait ainsi pour Paris-Match le coauteur de l’ouvrage « Des étoiles dans les yeux » retraçant le parcours de l’équipe de France durant le mondial.

La méfiance de Deschamps envers Zidane remonte à 2012

Mais en réalité, l’ombre de Zinédine Zidane ne plane pas au dessus de Didier Deschamps depuis quelques mois seulement. Comme l’indique le journaliste Vincent Duluc, dès l’année 2012 et la prise de pouvoir de l’ancien capitaine français à la tête des Bleus, des premières esquisses de tensions entre les deux hommes sont apparues. Et pour cause, ce dernier révèle notamment que Deschamps aurait mal pris une interview de Zidane à l’Equipe cette année là dans laquelle l’ancien numéro 10 clamait déjà son envie de prendre les rênes de l’équipe de France.

« Cela ne l'a pas empêché, sans le reprocher à Zidane lui-même, de le considérer comme un caillou dans sa chaussure »

« Cela ne l'a pas empêché, sans le reprocher à Zidane lui-même, de le considérer comme un caillou dans sa chaussure pendant quatorze ans, et notamment après l'interview publiée dans nos colonnes, le 14 octobre 2012, où Zidane annonçait qu'il voulait devenir entraîneur et qu'un jour, oui, l'équipe de France l'intéresserait », rappelait ainsi Vincent Duluc dans son article. « Dans une interview à L'Équipe, quelques mois plus tard, Deschamps avait essayé d'amortir : « Il a décidé d'être entraîneur. Il va l'être. Que l'équipe de France puisse l'intéresser, je le comprends. Comme cela a pu l'intéresser, il y a deux ans, apparemment... » Une manière de dire que Zidane avait été candidat à la succession de Blanc, lui aussi. Il nous reprochait d'en avoir fait la une de L'Équipe au matin d'un match de qualifications en Espagne », poursuit-il.

« L’ombre de Zidane l'a rarement quitté »

Alors que les deux hommes ne se sont pas rencontrés pour assurer ce passage de flambeau en tant que sélectionneur, Zinédine Zidane n’a pas hésité à remercier Deschamps pour son énorme travail réalisé en quatorze ans avec l’équipe de France. Cependant, durant l’intégralité de son mandat, Deschamps aura donc vu l’ombre de son ancien coéquipier planer au dessus de lui comme l’écrit le journaliste : « La vérité est que l'ombre de Zidane l'a rarement quitté, chaque fois qu'il s'agissait de prolonger son contrat ou qu'il était question du résultat à obtenir avant une phase finale qui lui permettrait de rester. La disponibilité de Zidane était un suspense parallèle qu'il a parfois mal vécu. »

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