Sans contestation possible, Zinedine Zidane est une icône du football français, mais également du sport tricolore. Et pour cause, bien qu'il n'ait jamais participé à une seule olympiade, il a été choisi comme l'un des porteurs de la flamme olympique lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024. Le champion du monde 98 et d'Europe 2000 a repris les rênes de l'équipe de France à l'intersaison. Il y retrouvera Kylian Mbappé qu'il a croisé dans son adolescence au centre d'entraînement du Real Madrid. D'autres joueurs merengue vont apprendre à connaître son management qui peut être bien plus autoritaire que celui du sulfureux José Mourinho...

Ce fut l'été des changements pour Kylian Mbappé et les internationaux français du Real Madrid. Que ce soit le capitaine de l'équipe de France, Ibrahima Konaté, Eduardo Camavinga ou encore Aurélien Tchouaméni absent du rassemblement pour la première trêve internationale de Zinedine Zidane dans la peau du sélectionneur des Bleus, il se trouve que leur quotidien risque de considérablement évoluer. Et pour cause, à l'intersaison, le président Florentino Pérez a confié les rênes de l'effectif du Real Madrid à José Mourinho. The Special One signe son retour à la Casa Blanca 13 ans après son départ.
«Dans le secret du vestiaire, il est plus autoritaire que José Mourinho»
Réputé pour avoir un sacré tempérament et un management rugueux, José Mourinho a été nommé entraîneur du Real Madrid dans l'optique de remettre la locomotive merengue sur les bons rails après deux saisons sans trophées majeurs remportés, mais aussi pour resserer la vis au niveau des différents egos dans le vestiaire madrilène. Un nouveau départ pour Kylian Mbappé et les Français du Real Madrid qui ont vu une autre page se tourner en équipe de France avec la fin de l'ère Didier Deschamps qui aura duré 14 années. Zinedine Zidane a hérité de l'équipe nationale. Et contrairement aux idées reçues, Zizou n'est pas vraiment un enfant de choeur lui qui a ses moments autoritaires d'après un vieil habitué du centre d'entraînement du Real Madrid à Valdebebas qui se confiait auprès du journaliste Frédéric Hermel pour la biographie de Zidane parue en novembre 2019. « Dans le secret du vestiaire, il est plus autoritaire que José Mourinho ».
«A un moment donné, il fait sentir qu'il n'est pas content»
Entraîneur adjoint de Zinedine Zidane au Real Madrid, David Bettoni l'a suivi en équipe de France à l'instar d'Hamidou Msaidie. Selon l'ami de Zizou qui l'a connu lors de leur expérience commune à l'AS Cannes, Zidane n'est pas vraiment un père fouettard. Néanmoins, il ne dissimule pas ses émotions lorsqu'il est mécontent. « Il n'est pas du genre à faire de la répression, à crier tout le temps dans le vestiaire mais, à un moment donné, il fait sentir qu'il n'est pas content. Surtout quand un manque de discipline se répercute sur le travail collectif. Il ne va pas péter un câble quand quelque chose lui déplaît fortement, mais il le note et, à une autre occasion, il le ressort. Et c'est là qu'il est très fort, car il marque le joueur ».
«J'hallucinais car personne ne fait ça normalement»
Zinedine Zidane compte sur tout le monde dans un groupe. Le cas d'Alvaro Arbeloa qui a été son latéral droit remplaçant au Real Madrid pendant six mois en 2016 est l'exemple parfait. Bien qu'il ne fut pas un titulaire régulier dans le onze de départ de la Casa Blanca, l'actuel entraîneur de Fulham avait tout de même une véritable importance aux yeux de Zidane. Pour le journaliste et biographe du champion du monde 98 qu'est Frédéric Hermel, Alvaro Arbeloa se livrait sur la méthode Zinedine Zidane au sujet des convocations. Il n'avait jamais vu cela. « Zizou, c'est l'humilité même. Cette saison-là, je ne jouais vraiment pas beaucoup. Mais il se souciait de moi. A plusieurs reprises, alors qu'il ne m'avait pas retenu dans la liste pour le match du lendemain, il était venu me voir pour s'excuser. J'hallucinais car personne ne fait ça normalement. Je lui disais : "Coach, tu n'as pas à me donner d'explications, tu es contraint de faire des choix". Et je peux vous assurer qu'à l'entraînement suivant, je me défonçais encore plus ».