Libre de s’engager où il le souhaite dans quelques semaines, dès la fin du parcours de l’équipe de France au Mondial (16 juin – 19 juillet), Didier Deschamps n’exclut aucune piste pour son avenir. Dans un entretien accordé à plusieurs quotidiens régionaux, le sélectionneur des Bleus s’est prononcé sur son départ.

Nommé à la tête des Bleus en 2012, Didier Deschamps s’apprête à laisser sa place au terme de la Coupe du monde organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. L’identité de son successeur fait peu de doute avec le retour attendu de Zinedine Zidane chez les Bleus, son grand rêve depuis sa reconversion comme entraîneur. En revanche, l’avenir de Didier Deschamps est bien plus incertain.
« Je ferai quelque chose d’autre »
Interrogé sur le sujet par la presse régionale à quelques jours du début de la Coupe du monde, dont Sud-Ouest, Didier Deschamps a confirmé qu’il n’écartait aucune option pour la suite. « Je l’ai décidé et j’espère que ce sera le plus tard possible. Je ne suis pas inquiet. Je suis privilégié, j’ai la liberté de choisir l’après. Je ne m’interdis rien. Sans être nostalgique, il n’y a qu’une chose dont je suis sûr : l’équipe de France va me manquer. Elle a fait partie de ma vie quatorze ans d’affilée, puis onze ans avant (comme joueur, NDLR). Je ferai quelque chose d’autre. Aujourd’hui, je ne sais pas quoi, mais je sais que ça sera bien aussi », confie le sélectionneur des Bleus.
L’aventure de Deschamps chez les Bleus aurait pu s’arrêter dès 2013
Mais comme le précise Didier Deschamps, ce départ aurait pu survenir bien avant : « S’il y en a un à ressortir, c’est le barrage contre l’Ukraine (15 et 19 novembre 2013), même si mon président (de la FFF, Noël Le Graët) m’a répété entre le match aller (défaite 0-2 en Ukraine) et le match retour (victoire 3-0 au Stade de France) de ne pas prendre de décision. Que ce soit Didier Deschamps ou non, on est tous soumis au résultat. Et s’il y a une non-qualification à une Coupe du monde, c’est problématique. Ça aurait pu s’arrêter après chaque compétition. Mais je n’y ai pas pensé de moi-même, ce qui veut dire que les résultats ont été bons ou très bons. À Doha (fin 2022), mon contrat finissait au 31 décembre. Personne n’avait décidé. Si je n’avais pas eu un nouveau contrat, ça s’arrêtait là. Le couperet du 8e de finale contre l’Argentine (au Mondial 2018) ? Ça, c’est votre sphère (médiatique). Moi je n’entre pas là-dedans. Depuis 2016, par rapport à ce qu’il s’est passé (après n’avoir pas sélectionné Karim Benzema, embourbé dans l’affaire de la sextape, le sélectionneur avait vu sa maison à Concarneau taguée du mot « raciste », NDLR), je suis déconnecté. Que ce soit avant l’Argentine (en 2018) ou une finale de Coupe du monde (2018 et 2022), je dors avec mes ondes positives pour que tout se passe bien. »