«On ne joue pas à Football Manager...» : Le «naufrage» de trop à l'OM ?
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

A l'Olympique de Marseille, l'heure est à nouveau aux interrogations. La faute à une cuisante défaite contre l'ennemi historique au Parc des princes : le PSG. Un revers digne d'un « naufrage » selon l'analyse d'un journaliste de la chaîne L'Equipe. D'autant plus qu'il n'est pas uniquement du ressort des joueurs sur la pelouse. Il s'étend du terrain à la direction. Explications.

Les désillusions s'enchaînent ces dernières semaines pour l'Olympique de Marseille avec des copies bien différentes. Au Koweït, le club phocéen avait la possibilité de rafler son premier titre depuis 2012 et la Coupe de la Ligue. Néanmoins, malgré son avantage jusqu'aux ultimes moments de la rencontre, l'OM a été rattrapé par le PSG à 2-2 avant de s'incliner aux tirs au but de ce Trophée des champions (4-1).

«Il dit qu'il ne comprend pas son équipe, mais quand tu changes constamment de système tactique, constamment de joueurs...»

Avant ce coup de mieux, l'OM s'était écroulé en Ligue 1 contre le FC Nantes (0-2). Même son de cloche contre Liverpool (0-3) et le Club Brugge, sur le même score en saison régulière de Ligue des champions. Deux revers qui ont scellé l'avenir des hommes de Roberto De Zerbi dans la compétition. Et dimanche soir, lors du déplacement au Parc des princes pour y affronter à nouveau le Paris Saint-Germain, l'OM a subi une correction contre les champions d'Europe. Verdict : 5 buts à 0. En salle de conférence de presse du Parc des princes, en direct sur la chaîne L'Equipe, Giovanni Castaldi a dressé un constat lourd de sens sur la gestion de l'OM et le management de Roberto De Zerbi.

« Ca a été un naufrage collectif. Mais pour avoir un niveau plancher d'une équipe, il faut avoir de la continuité. Et Roberto De Zerbi, je veux bien qu'il nous parle constamment des joueurs qui se trouent. En conférence de presse, il nous dit que c'est la faute de Pavard, de Murillo, d'un tel ou d'un autre. Après, il dit qu'il ne comprend pas son équipe, mais quand tu changes constamment de système tactique, constamment de joueurs à chaque mercato où tu as 10, 15 mouvements, tu n'as pas de continuité ».

«A un moment, tu le payes»

Le journaliste intervenant pour la Chaîne L'Equipe ou encore Ligue 1+, ne s'est pas fait prier pour pointer du doigt les incessants mouvements à l'OM en période de mercato, ce qui dessert l'équipe à performer à son sens. « On parle beaucoup des moyens du PSG. L'exemple d'en face, Paris n'a pas recruté, n'a rien fait et quand c'est difficile, ils peuvent se réfugier derrière un plan de jeu. Les garçons se connaissent, le système ne change jamais, seuls des joueurs occupent différentes positions. Il n'y a pas de continuité à Marseille. C'est j'arrive je repars. Quand il se passe ça dans un club de haut niveau, ce n'est pas possible. A un moment, tu le payes. On ne joue pas à Football Manager en fait, c'est la vraie vie ».

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