Compte tenu de ses problèmes économiques majeurs, l’OM a été sanctionné par l’UEFA. Mais le club phocéen a toutefois évité la suspension des compétitions européennes dés cette saison, ce qui aurait été une humiliation héritée de l’ère Longoria-Benatia comme l’explique Stéphane Richard.

Au terme d'une saison catastrophique, l'OM a tout changé au sein de sa direction puisque l'entraîneur (Habib Beye), le directeur sportif (Medhi Benatia) et le président (Pablo Longoria) sont tous partis. Mais le dirigeant espagnol a laissé derrière lui une situation économique catastrophique qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques. En effet, l'OM aurait pu être exclu de toutes les compétitions européennes dès cette saison. Mais l'UEFA a accordé un sursis d'un an aux Marseillais qui évitent donc cette humiliation comme le souligne le nouveau président de l'OM Stéphane Richard.
Stéphane Richard raconte comme l'OM a évité une grosse sanction
« L’UEFA et la DNCG sont des sujets différents. On avait un très fort risque sur l’UEFA. L’OM devait être exclu dès la saison prochaine de compétitions européennes, c’était la sanction normale compte tenu des dérapages budgétaires et financiers massifs à l’issue de la saison 2025-26 et aggravé par le non-respect du ratio entre la masse salariale et les revenus. L’exclusion semblait inévitable. Frank et moi-même avons exposé nos arguments à l’UEFA afin de l’éviter. Pour moi, l’exclusion n’aurait fait qu’aggraver les problèmes, elle aurait eu un effet de choc sur le club, ses supporters, ses sponsors, sans apporter aucune solution pour résoudre la crise. Ça aurait été vécu comme le point d’orgue calamiteux d’une saison calamiteuse, une espèce d’humiliation. Il fallait tout faire pour éviter ça. Ce n’était pas forcément l’avis de tout le monde », lance-t-il dans les colonnes de La Provence, avant d’en rajouter une couche.
«Ça aurait été vécu comme une espèce d’humiliation»
« Il était facile de penser qu’une exclusion aurait envoyé un signal sur la nécessité d’en finir avec la gestion des années précédentes, qu’on aurait pu se concentrer sur la Ligue 1, qu’on aurait pu dédramatiser le recrutement à venir… Ce sont des arguments qui peuvent s’entendre, mais ils ne sont pas suffisants. S’il n’y a pas de Ligue Europa, déjà, il n’y a pas les revenus qui en découlent. On a mérité d’y participer, on s’est battu sur les derniers matches. Cela n’aurait résolu aucun problème, au contraire cela aurait eu un effet très négatif sur les revenus, la dynamique, le recrutement du coach… L’UEFA a finalement entendu les arguments que nous avons présentés avec Frank, en prenant également en compte la situation du football français face à des droits TV historiquement bas. La sanction est tombée, elle est difficile, même si l’amende avait déjà été en partie provisionnée. On a un peu de temps devant nous, deux saisons pour démontrer qu’on a la capacité et la volonté de revenir dans les clous et éviter l’exclusion en 2028-29. Mais si nous ne sommes pas capables de revenir à un modèle soutenable pour l’OM, les conséquences pourraient être bien pires que l’exclusion de coupe d’Europe », ajoute Stéphane Richard.