Zidane a déjà «fait halluciner» son vestiaire : Mbappé et les Bleus sont prévenus, le nouveau sélectionneur de l’équipe de France pourrait piquer une grosse colère
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Dans un mois, Zinédine Zidane va diriger l’équipe de France pour la première fois à l’occasion des matches de Ligue des Nations. S’il présente une façade de calme, celui qui a officié du côté du Real Madrid est capable de s’emporter si le scénario du match l’exige. L’un de ses anciens joueurs s’en souvient encore.

Mike Maignan, Aurélien Tchouameni, Kylian Mbappé et les autres internationaux vont voir leurs habitudes en équipe de France bousculer à la rentrée après la nomination de Zinédine Zidane en lieu et place de Didier Deschamps, en poste depuis 2012. Les Bleus se déplaceront en Turquie (le 25) puis en Belgique (le 28), avant de recevoir au Stade de France l'Italie (2 octobre) et de nouveau la Belgique (5 octobre) à l’occasion de la Ligue des Nations.

Quelle équipe de France avec Zinédine Zidane ?

Présenté à la presse, Zinédine Zidane s’est déjà prononcé sur le style qu’il souhaitait mettre en place en équipe de France. « On aura un point presse en septembre et j’expliquerai un petit peu. On aura le temps de parler de tout ça, mais bon, ce que je peux vous dire, c’est que je suis animé par le jeu, assumait le natif de la Castellane. J'ai été un numéro 10, ce qui m'anime, c’est d'aller marquer des buts. Bien sûr, il faut un équilibre d’équipe, ça c’est le plus important, mais ce qui m’anime, c’est le jeu. J'ai vécu 25 ans en Espagne, donc vous savez ce que ça veut dire... Je suis un n°10 et j'étais un leader de terrain. Aujourd'hui, je vais devenir un leader par mon expérience, par ce que j’ai fait, par ce que je crois être maintenant comme entraîneur. Mais vous allez voir ça tranquillement, on va se revoir rapidement (sourire). » Et s’il le faut, Zinédine Zidane pourrait hausser le ton afin de faire passer ses messages.

Zizou peut piquer de grosses colères

Si les crises de colère ne font pas partie de ses habitudes, l’ancien coach du Real Madrid peut tout de même s’emporter si la situation l’exige. Cela a notamment été le cas en 2018, lors de la demi-finale retour de Ligue des champions contre le Bayern Munich. « On perdait 1-0 à la pause (1-1 en réalité), c'était contre le Bayern Munich, avait raconté il y a quelques années Borja Mayoral. Un but de Kimmich, si je me souviens bien. On jouait très mal et Zidane est entré dans le vestiaire... Je n'avais jamais vécu quelque chose comme ça. On rentre aux vestiaires, tout le monde est silencieux et arrive ensuite Zidane. »

« Il a tenu un discours qui m'a fait halluciner »

« Il a dit : tout le monde dehors, sauf les joueurs. Il a viré tout le monde. Les physios, les assistants, tout le monde. Il a tenu un discours qui m'a fait halluciner », s’était souvenu l’Espagnol, invité du podcast Offsiders. Il a dit que nous sommes au Bernabéu, on joue pour une place en finale de Ligue des Champions, que l'écusson... Je pense que ça venait vraiment de l'intérieur parce que Zidane est un gars très calme. Il se mettait rarement en colère mais alors ce discours... C'était brutal. Je pense que ça a touché tous les joueurs, y compris les Ramos, Cristiano, Varane, Benzema qui étaient là... Et à la 46e minute de jeu, but de Benzema. » Après sa victoire en Bavière (2-1), le Real Madrid avait fait nul sur sa pelouse (2-2), lui permettant d’accéder à la finale.

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