Après le départ de Didier Deschamps à la suite de la Coupe du monde 2026, l'Equipe de France va maintenant accueillir dans quelques jours son nouveau sélectionneur. Sans surprise, c'est Zinédine Zidane qui devrait être annoncé la semaine prochaine par la FFF. L'ancien entraîneur du Real Madrid, qui convoitait ce poste, a posé ses conditions. La FFF a répondu à ses exigences.

Depuis des mois, l'arrivée de Zinédine Zidane se prépare à la FFF. Forcément, au vu de son statut, son arrivée a de quoi faire saliver. L'ancien Ballon d'Or et champion du monde en 1998 va prendre en main la sélection française à partir du mois de septembre et même s'il en avait très envie, il n'a pas caché à la FFF que sa venue s'accompagnait de conditions. Romain Molina explique qu'il a été clair sur ses intentions.
Zidane en Equipe de France, le bon coup de la FFF
Malgré les critiques à son égard, Didier Deschamps a signé un magnifique mandat à la tête de l'Equipe de France depuis 14 ans. Le sélectionneur ne sera pas facile à remplacer et il fallait forcément un grand nom. Celui de Zinédine Zidane est également un joli coup de pub pour le président Philippe Diallo. « Dans le même temps en off, Diallo ne cachait pas qu'il allait ramener Zidane. Mais pourquoi on veut ramener Zidane ? Alors oui, il y a le nom, mais c'est surtout un argument électoral pour ensuite briguer un second mandat. Parce qu'à part ça, le bilan de Philippe Diallo, on l'attend encore » souligne Romain Molina sur YouTube.
Zidane n'a pas été facile à convaincre
S'il a quitté le Real Madrid en 2021, Zinédine Zidane s'est montré discret ces dernières années même s'il n'a jamais caché qu'il convoitait ce poste de sélectionneur des Bleus. Après le départ de son coéquipier, il s'est préparé et va débarquer avec de sérieuses ambitions. « C'est qui est ironique avec Zidane. Malgré l'unanimité derrière son nom, la manière dont cela a été fait n'est pas bonne. Et surtout, Diallo n'était pas forcément d'accord sur le staff demandé par Zidane. Ce dernier a beaucoup travaillé ces derniers temps. Il a refusé énormément de propositions bien plus lucratives, parce que son but depuis des années, c'était d'entraîner l'équipe de France. Tout le monde le savait, c'est pour ça qu'il a refusé énormément de choses pour dire "Ok, là on sait qu'avec Deschamps ça va se libérer, je veux à tout prix le poste" » poursuit Molina.
« La Fédération a plié parce qu'ils ne voulaient pas refuser quelque chose à Zidane »
S'il n'a plus entraîné depuis des années, Zinédine Zidane semble arriver préparé pour sa nouvelle mission et il n'est pas resté les bras croisés. Il a d'ailleurs imposé sa vision des choses à la FFF qui a fini par accepter. « Donc avec son staff, ils ont déjà travaillé depuis un moment, sauf qu'au début, la Fédération n'était pas très emballée à cause du coup financier en se disant que le staff va être beaucoup plus important qu'avec Deschamps donc ça va être compliqué. Et pourtant, lors de la dernière assemblée de la FFF, ils disaient qu'il y aurait une baisse de la masse salariale à cause des staffs. C'est lié à un problème de droits d'image. Au début, la FFF voulait limiter le nombre de personnes dans le staff et Zidane a été très clair puisque dans le même temps, il a déjà chargé des gens de faire un travail en amont. Je sais aussi que lui a poursuivi sa formation. Pas spécialement des études, mais on va dire l'étude des nouvelles techniques de management et d'entraînement. C'est quelqu'un qui n'est pas resté sans rien faire. Il a travaillé de son côté pour essayer de se perfectionner parce que ça fait quand même un petit moment qu'il n'a pas entraîné. C'est un sélectionneur qui s'est déjà investi et qui a été très pro dans la manière de mener les négociations. Il a été très clair en disant : "Si je ne peux pas venir avec les gens qui vont m'entourer pour faire ce travail, je ne viens pas". La Fédération a plié parce qu'ils ne voulaient pas refuser quelque chose à Zidane pour un but politique » conclut Molina.