Avant son arrivée en équipe de France, Zinedine Zidane inquiète déjà : «Ce ne sera pas facile avec la pression et les gens au-dessus de lui»
Axel Cornic

Après quatorze années de Didier Deschamps, l'équipe de France s'apprête à changer de sélectionneur. C'est Zinedine Zidane qui s'apprête à prendre les rênes des Bleus après des années d'attente et la Fédération française de football a l'intention d'officialiser la nouvelle ce mardi 28 juillet, lors d'une conférence de presse.

On n'attend plus que ça. La Coupe du monde 2026 terminée sur deux défaites consécutives et une quatrième place, tous les yeux sont tournés vers l'avenir de l'équipe de France. Et cet avenir a un visage, celui de Zinedine Zidane. Parti du Real Madrid en 2021, il attendait en effet cette occasion et succédera donc à Didier Deschamps.

Zidane arrive enfin

L'ancien numéro 10 de l'équipe de France est très attendu, avec les observateurs qui sont très curieux de voir ce qu'il pourrait faire avec une sélection après avoir cartonné en club. Mais la pression sera également au rendez-vous ! Car il passe tout de même après Deschamps, qui a remporté un titre mondial en 2018, a failli récidiver en 2022 et s'est arrêté en demi-finale lors de l'édition 2026, perdant contre une Espagne qui deviendra ensuite championne. Il ne fait aucun doute que le moindre fait et geste de Zinedine Zidane sera scruté de près et on ne lui laissera pas passer le moindre faux pas.

« Ce ne sera pas facile avec la pression et les gens au-dessus de lui, mais je pense qu’il a le caractère »

Cette situation peut être même ressentie dans le football amateur et surtout au SO Septèmes, club où a évolué Zidane dans sa jeunesse et où on croise les doigts pour lui. « Qu’il réussisse ! Je le lui souhaite. Ce ne sera pas facile avec la pression et les gens au-dessus de lui, mais je pense qu’il a le caractère. Dites-lui qu’il vienne, qu’à Septèmes, on pense toujours à lui. On rafraîchira les photos (sourire). Il vient quand il veut, il est ici chez lui » a expliqué Antoine Manca, président du SOS.

« Les parents ne nous disent plus : "Monsieur, j’aimerais que mon fils fasse comme Zidane." »

« Bien sûr qu’on est fiers de lui, mais on regrette qu’il nous ait un peu oubliés. Les années passent, le club vient de fêter ses 80 ans et aujourd’hui, la star des minots, c’est Mbappé » a poursuivi le président de l'ancien du club de Zinedine Zidane, dans le Journal du Dimanche. « Les parents ne nous disent plus : "Monsieur, j’aimerais que mon fils fasse comme Zidane." Vous savez, c’est de plus en plus difficile de faire vivre une petite structure. En fin d’année, on perd de l’argent, on est obligés de monter des tournois et des événements pour s’en sortir. La ville de Septèmes nous aide, mais Marseille nous ignore alors qu’un tiers de nos minots viennent des quartiers Nord ».

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