C'est une polémique qui a largement été commentée durant le début de la Coupe du monde 2026. Pour ses propos concernant le choix de Jérémy Doku de quitter la rassemblement belge afin de rejoindre sa femme qui allait accoucher, la journaliste France Pierron avait été sanctionnée par son média. Une décision expliquée par Vincent Broussard, DG du pôle télé de L'Équipe.

Au tout début de la Coupe du monde, France Pierron s'est retrouvé au cœur d'une grosse polémique. La journaliste avait effectivement critiqué Jérémy Doku qui s'apprêtait à quitter les Etats-Unis en pleine compétition afin de rejoindre sa femme à Londres qui était sur le point d'accoucher. « Quand tu as la chance de participer à une Coupe du monde, il y a des centaines de footballeurs qui tueraient pour être à ta place […] et tu vas quitter tout ça pour assister à la naissance de ton enfant, qui est un moment dégueulasse, excusez-moi, où le papa ne sert à rien, il a un rôle de figurant », lançait-elle sur le plateau de L'EQUIPE de Choc. Ce qui a suscité de vives réactions.
France Pierron privée d'antenne
Englué dans un tourbillon médiatique et vivement critiquée pour sa prise de position, France Pierron avait été sanctionnée par La Chaîne L'EQUIPE. Le média s'était effectivement d'abord désolidarisé « de ces propos très éloignés des valeurs du Groupe » et a présenté ses excuses « auprès du footballeur concerné et plus globalement auprès de son public », avant de réagir plus fortement en la suspendant d'antenne. France Pierron est donc remplacée par Pierre Bouby, officiellement jusqu'au 3 juillet, à la présentation de L'EQUIPE de Choc, « afin de permettre un examen apaisé de cette situation, qui nécessite prise de recul et sérénité », comme l'avait assuré le groupe par le biais d'un communiqué.
«Il y a eu un problème dans le traitement et les mots choisis»
Quasiment trois semaines après la polémique, Vincent Broussard, DG du pôle télé de L'EQUIPE, s'est prononcé sur cette situation en justifiant la sanction à l'encontre de France Pierron. « Le sujet en lui-même méritait d'être traité et débattu, il l'a été dans d'autres médias d'ailleurs. Mais après, il y a le traitement qu'on en fait. Je n'attends pas d'un ou d'une journaliste, à la tête d'une émission, qu'il ou elle fasse un édito ou un billet d'humeur. On lui demande de lancer le débat, de l'orienter vers tel ou tel chroniqueur et d'apporter de la nuance quand c'est nécessaire. Et certainement pas d'en faire une séquence personnelle. Il y a eu un problème dans le traitement et les mots choisis », confie-t-il dans une interview accordée à L'EQUIPE avant d'assurer avoir soutenu France Pierron face au cyberharcèlement dont elle a été victime : « On l'a bien entendu accompagnée du mieux que nous le pouvions face à cette avalanche de réactions nauséabondes et inadmissibles ».