L'équipe de France est en pleine Coupe du monde sur le sol américain. Les Bleus ont bouclé la phase de poules vendredi soir avec le dernier match de ce Groupe I disputé contre la Norvège. Place aux 1/16èmes de finale désormais pour les vice-champions du monde en titre et Malo Gusto qui a intégré cette équipe à 20 ans. Et ce, bien qu'il ait débuté au rugby.

Le 13 octobre 2023, Malo Gusto fêtait sa première sélection en équipe de France par une victoire décrochée face aux Pays-Bas sur le score de 2 buts à 1. Le tout, du haut de ses 20 ans. Le latéral droit formé à l'OL et aujourd'hui à Chelsea en a fait du chemin depuis ses débuts au rugby à l'âge de 7 ans. Une discipline qu'il a apprécié pendant des années au vu de la proximité qu'avait son père Philippe avec l'ovalie.
«J'ai bien accroché, ça m'a permis de dépenser cette énergie»
« Petit, mon père m'a initié au rugby. C'est un grand fan, c'est par lui que je suis arrivé à ce sport et il a fini par m'inscrire dans un club, l'Avenir XV, à côté de chez moi. Il voyait que j'avais beaucoup d'énergie, que j'aimais courir partout, donc il s'est dit : pourquoi pas ? J'ai bien accroché, ça m'a permis de dépenser cette énergie. J'en garde de très bons souvenirs. J'avais toujours besoin de courir, de bouger, de faire des efforts », a raconté Malo Gusto pendant un entretien accordé à L'Equipe. A l'adolescence, il s'est tourné vers le football pour avoir la carrière qu'on lui connaît désormais.
«J'ai enlevé mon protège-dents à la fin du dernier match et ma décision était prise : je voulais faire du foot»
Et cette décision, Malo Gusto l'a prise tout seul, au terme d'un match de rugby qui lui a ouvert les yeux sur sa réelle vocation : le football. « J'ai toujours fait du foot, à l'école, dans mon quartier, avec mes amis. Dans ma tête, après ma dernière année de rugby, c'était très clair. J'ai enlevé mon protège-dents à la fin du dernier match et ma décision était prise : je voulais faire du foot. Je me voyais dans le foot, à la différence du rugby. J'avais cette attache au foot, plus naturelle que celle que j'avais avec le rugby. Tous mes amis y jouaient. Je me suis dit que c'était vraiment ce que je voulais faire et, depuis, je n'ai pas lâché. Dès que je jouais au foot, le temps s'arrêtait ; cela me permettait d'être moi-même et je faisais ce que j'aimais le plus. Au lieu d'aller traîner et de ne rien faire, je prenais le ballon et j'allais jouer ». Un choix gagnant puisqu'il dispute à l'instant T, dans un rôle de doublure de Jules Koundé, sa première Coupe du monde aux Etats-Unis.