En 2006, Zinedine Zidane réalise une Coupe du monde exceptionnelle qui va malheureusement s'achever sur le célèbre épisode du coup de boule contre l'Italie en finale. Mais avant cela, c'est l'Espagne qui avait voulu envoyer Zizou à la retraite. Et Iker Casillas s'en souvient bien.

Avant la Coupe du monde 2006, Zinedine Zidane avait annoncé qu'il prendrait sa retraite à l'issue de la compétition. Par conséquent, chaque match à élimination directe pouvait être le dernier de la carrière de Zizou. Un couperet qui a début un huitième de finale par un choc contre l'Espagne. Un clin d'œil du destin puisque le numéro 10 des Bleus évoluait alors au Real Madrid. Par conséquent, la presse espagnole se voyait déjà envoyer à la retraite Zinedine Zidane, avec notamment la Une de MARCA entrée dans la postérité.
Iker Casillas revient sur la Une de MARCA
En effet, le quotidien madrilène avait placé Zizou sur sa Une avec le titre suivant : « Nous allons suivre le jubilé de Zidane ». Une manière de dire que l'Espagne serait le dernier adversaire du Ballon d'Or 1998. Mais le karma a frappé très fort puisque non seulement il ne s'agissait pas du dernier match de la carrière de Zinedine Zidane, mais surtout, c'est lui a crucifié la Roja dans les derniers instants du match. Alors que les Espagnols avaient ouvert le score par un penalty de David Villa, les Bleus ont d'abord égalisé grâce au premier but en équipe de France de Franck Ribéry avant de prendre l'avantage sur une tête de Patrick Vieira. Et dans les arrêts de jeu, c'est donc Zizou qui va inscrire le troisième but pour sceller la qualification des Bleus pour les quarts de finale (3-1).
«Il faut toujours avoir du respect»
Par conséquent, la Une de MARCA s'est retournée contre les Espagnols comme le regrette Iker Casillas. « C’est assez symptomatique de comment nous sommes, nous les Espagnols. Il faut toujours avoir du respect envers ceux qui ont gagné des titres. Quand les médias te placent favori sans que tu n’aies rien gagné, cela crée des espoirs infondés, et arrive ce qui arrive. C’était un match équilibré, on a même mené, mais ils avaient ce supplément d’expérience, avec des joueurs – Zinédine Zidane, Lilian Thuram, Patrick Vieira, Thierry Henry – qui avaient déjà gagné une Coupe du monde et un Euro », confiait-il auprès de France Football.
«Ils avaient ce supplément d’expérience»
Néanmoins, cette défaite contre la France a peut-être été le déclic avant la domination sans partage de l'Espagne qui a ensuite enchaîné trois trophées : Euro 2008, Coupe du monde 2010 et Euro 2012. Du jamais vu comme le rappelle Iker Casillas. « Plus jeune, j’entendais parler du Brésil de Pelé, de l’Allemagne de Beckenbauer ou même de la France de Zidane. Ce qu’on a accompli, aucune sélection ne l’avait fait, et, qui plus est, en jouant très, très bien. On affrontait la France, le Portugal, les Pays-Bas, l’Angleterre, l’Allemagne, et dans le couloir des vestiaires, ils nous regardaient avec la peur dans les yeux, on le sentait », ajoute le portier légendaire de la Roja et du Real Madrid.