Coupe du Monde 2026 : Ce sujet sensible sur lequel les USA font encore pire que le Qatar !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Le coup d’envoi de la Coupe du monde organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada est donné ce jeudi soir. Cette 23e édition est marquée par des polémiques en tout genre, elle qui est déjà présentée comme la plus polluée de l’histoire.

C’est dans un climat particulier que la 23e Coupe du monde démarre ce jeudi soir, avec la rencontre opposant le Mexique, l’un des trois pays organisateurs avec le Canada et les États-Unis, à l’Afrique du Sud (21h, heure française). Les polémiques ne manquent pas concernant cette édition 2026, à cause notamment du prix élevé des places, des pauses fraîcheurs instaurées au cours des matches qui vont rapporter gros aux diffuseurs ou encore des contrôles renforcés. Le Somalien Omar Abdulkadir Artan, désigné meilleur arbitre africain en 2025, s'est déjà vu refuser l'entrée aux États-Unis malgré un visa en règle, et ce à cause de la "liste noire" établie par président américain Donald Trump.

Le Mondial le plus polluant de l’histoire

Et d’après un rapport de Greenly, plateforme mondiale de la comptabilité carbone, la compétition organisée en Amérique du Nord sera également marquée par des records d'émission de carbone. Ce Mondial s’annonce comme le plus polluant de l’histoire avec 7,8 millions de tonnes d'émissions, soit plus du double que la Coupe du monde organisée à l’hiver 2022 au Qatar. La faute, notamment, aux distances entre les seize stades sélectionnés dans les trois pays organisateurs et à l'augmentation du nombres d'équipes participantes (48 contre 32 habituellement).

Les recommandations de Greenly

Alexis Normand, le cofondateur de Greenly, alerte sur les conséquences écologiques de cette Coupe du monde. « Les grands événements mondiaux comme la Coupe du monde sont l’occasion de rappeler que la fête sportive ne doit pas se faire l’œil borgne face aux autres enjeux planétaires, rappelle-t-il dans un communiqué rapporté par RMC. Ils peuvent au contraire devenir de puissants moments de prise de conscience sur leur impact climatique et déclencher un choc d’investissement vers des infrastructures plus durables: transports électriques, ferroviaire, stades sobres, mobilité des spectateurs mieux organisée. Notre étude montre que près de 90 % des émissions estimées de la Coupe du Monde 2026 proviennent du transport des spectateurs. C’est donc là que se joue l’essentiel: en concentrant davantage les événements dans des territoires denses, bien connectés, en réduisant les distances parcourues, et en faisant de la durabilité un véritable critère d’attribution. »

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