Malick Fofana a connu une fin de mercato très agitée en prenant la direction de Sunderland, à la lutte avec Crystal Palace jusqu’aux dernières minutes. Un choix justifié en partie par les commissions supérieures versées à l’entourage du joueur. De quoi écœurer Christophe Dugarry, présent sur RMC mercredi soir.

Comme à chaque fin de mercato, certains dossiers ont connu des rebondissements. L’une des affaires les plus rocambolesques de l'été concerne Malick Fofana, un temps annoncé proche d’Arsenal et de l’AS Rome, avant une bataille féroce jusque dans les dernières heures entre Crystal Palace et Sunderland, qui a finalement raflé la mise. Cette incertitude s’explique en partie par les commissions promises à ses représentants de Roc Nation et notamment de son oncle. En attendant de connaître le dénouement, le joueur de l’OL a passé sa visite médicale sans savoir l’identité de sa prochaine destination avant de quitter le centre d’entraînement lyonnais avec des affaires emballées… dans un sac-poubelle. Un transfert qui choque Christophe Dugarry.
« C'est scandaleux et inimaginable »
« Il manque peut-être un peu de caractère, de connaissance, il n'a pas été capable de taper du poing sur la table. Il y a le poids de la famille et c'est un garçon réservé qui a peut-être subi un peu les événements. Mais l'attitude déplorable est évidemment de la famille, a confié le champion du monde 1998 dans l’émission Rothen s’enflamme. C'est scandaleux et inimaginable. Le premier échange que tu dois avoir avec ton joueur c'est: où as-tu envie d'aller? C'est le souhait du joueur qui compte par-dessus tout. »
« Le football d'aujourd'hui est, par certaines facettes, à vomir »
Pour Christophe Dugarry, ce dossier est à l’image de l’évolution du football. « Est-ce que ça peut porter un peu plus préjudice au football que le préjudice qu'on a vu à la dernière Coupe du monde avec l'attitude du chef du football? Quand Infantino est prêt à vendre le football au plus offrant, comment veux-tu qu'un membre de la famille n'aille pas demander 500.000 euros à un club qui est prêt à lui donner, regrette-t-il au micro de RMC. Le football d'aujourd'hui est, par certaines facettes, à vomir même si je ne vais pas dire que ça n'a jamais existé. »
« C'est quand même le joueur qui signe le contrat »
De son côté, Jérôme Rothen se montre moins tendre à l’égard de l’international belge, qui a sa part de responsabilité à ses yeux. « C'est quand même le joueur qui signe le contrat, ce ne sont pas les agents ou l'oncle. C'est le joueur qui signe et qui valide. Ça veut dire qu'il est tombé dans la marmite aussi, estime l’ancien numéro 25 du PSG. L'oncle qui demande 500.000 euros de commission, j'ai envie de lui dire: ‘c'est toi qui va te lever en plein hiver à Sunderland?’ ».