Un mystérieux virus frappe l'équipe de Tadej Pogacar : Paul Seixas peut-il frapper un grand coup sur le Tour de France ?
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Malgré une avance très confortable au classement général, Tadej Pogacar n'aborde pas forcément très sereinement les trois dernières étapes du Tour de France. Et pour cause, un virus circule au sein de l'équipe UAE et plusieurs coureurs sont affaiblis alors que l'Alpe d'Huez est au programme ce vendredi. L'occasion pour Paul Seixas de tenter un très gros coup ?

Le Tour de France ne manque pas de rebondissement cette année. Et pour cause, le deuxième du classement général et principal rival de Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard a abandonné avant que Florian Lipowitz, cinquième, ne renonce à son tour, lui aussi sur une chute. Par conséquent, le classement a été bouleversé et la lutte pour le podium est désormais très intense. Et les retournements de situation ne sont peut-être pas terminés puisque désormais, c'est l'équipe UAE Emirates-XRG est frappée par un mystérieux virus qui fait des ravages.

«Il n'a pas de fièvre, il n'est positif ni au Covid, ni à la grippe A»

En effet, Adam Yates avait terminé l'étape de mercredi à plus de 25 minutes et jeudi, c'est Tim Wellens qui était très affaibli et a fini tout juste dans les délais, devant la voiture-balai. Les deux coéquipiers de Tadej Pogacar souffraient donc du même virus qui a également poussé à l'abandon Brandon McNulty. « Il a aussi une sorte de rhume. Il n'a pas de fièvre, il n'est positif ni au Covid, ni à la grippe A. Il ne servait à rien de prolonger inutilement sa souffrance », explique Fernandez Matxin, manager sportif chez UAE Emirates-XRG, rapporté par L'EQUIPE. « C'est une grosse perte pour nous », a ajouté Andrej Hauptman, un des directeurs sportifs. Tadej Pogacar et Isaac Del Toro perdent donc un coureur important, sans savoir dans quel état physique seront Tim Wellens et Adam Yates.

Une grosse opportunité pour Seixas ?

Et forcément, voir l'équipe UAE, qui semblait imbattable, montrer des signes de faiblesse, cela ne laisse personne indifférent dans le peloton. A commencer par la formation Decathlon-CMA CGM, qui montre de belles choses depuis le début du Tour de France, avec notamment un Paul Seixas en grande forme et qui se bat pour le podium. Bien que le Français puisse difficilement envisager de reprendre plus de 7 minutes à Tadej Pogacar, il ne point qu'à 20 secondes d'Isaac Del Toro, troisième et porteur du Maillot Blanc. Et compte tenu des problèmes actuels de l'équipe UAE, Paul Seixas pourrait avoir un gros à jouer. « Pour bien connaître le col du Noyer (5,2 km à 8,5 %) au départ de Gap, ce n'est pas une partie de plaisir. Si vous n'êtes pas à 100%, cela peut amener des surprises. Ce sera important d'être acteurs, d'être attentifs au mouvement de courses, à des coureurs peut-être défaillants », explique Julien Jurdie, le directeur sportif de la formation française, qui compte bien profiter d'une éventuelle méforme des coéquipiers de Tadej Pogacar. Il faut dire que les deux prochaines étapes s'annoncent dantesques dans les Alpes avec deux arrivées consécutives à l'Alpe d'Huez, avant de finir à Paris où les trois passages par Montmartre pourraient également faire mal.

Seixas reste beau joueur

Interrogé sur cette situation et ses chances de monter sur le podium compte tenu de la défaillance de certains coureurs de l'équipe UAE Emirates-XRG, Paul Seixas reste fair-play et espère affronter Pogacar et Del Toro à 100%. « Je pense que quelques coureurs sont un peu malades dans leur équipe, c'est sûr que c'est un peu dommage pour eux. On va voir comment on va rouler demain, on verra comment ces coureurs-là iront ensuite, mais j'espère que Pogacar et Del Toro ne seront pas malades. Ce n'est pas comme ça qu'on veut faire la course. Mais je pense que ce sera dur physiquement pour tout le monde », confiait-il après l'arrivée de l'étape jeudi.

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