Alors que les contrôles antidopage en pleine nuit de Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard ont beaucoup fait parler ces derniers jours, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne, selon Matej Mohoric. Ce dernier estime notamment que Paul Seixas n’a pas eu à subir le même type de contrôle et que le Français bénéficie donc d’un traitement de faveur.

Après les contrôles antidopage de Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard en pleine nuit dimanche, tous les coureurs du Tour de France ont eux aussi dû s’y plier lors de la journée de repos lundi, mais à des horaires plus convenables. Dans un communiqué publié mardi, l’ITA a indiqué qu’une « vaste mission de contrôle sanguin dans le cadre du Passeport biologique de l'athlète avait été menée lors de la journée de repos du Tour de France, le 20 juillet 2026. Tous les coureurs du peloton ont été inclus dans cette mission de contrôle, qui s'inscrit dans le programme antidopage de l'ITA fondé sur le renseignement et l'évaluation des risques pour la course. »
«J'ai moi-même eu un contrôle à 5 heures du matin»
« Pour nous, c'est assez désagréable », a regretté Matej Mohoric, dans un entretien accordé à Sportal. « Cela réduit notre temps de repos et nous prend beaucoup d'énergie. J'ai moi-même eu un contrôle à 5 heures du matin, ce qui correspond pratiquement au milieu de la nuit, puisque nous nous couchons vers minuit en raison de la fin tardive des étapes et que nous prenons le petit déjeuner vers 10 heures. Ils doivent montrer qu'ils travaillent et qu'ils contrôlent afin de garantir un sport équitable. Je pense aussi qu'il y a un aspect business. »
«Nous savons en effet que ce coureur français, bien placé au classement général, n'a pas subi ce contrôle»
Et selon le coureur de Bahrain-Victorious, tout le monde n’a pas eu à subir ce type de contrôle inopiné, notamment Paul Seixas, laissant entendre que ce dernier serait avantagé. « Nous payons pour le passé du cyclisme mais, malgré cela, il serait bon d'établir certaines limites humaines ou, du moins, de garantir une égalité de traitement pour tous. Nous savons en effet que ce coureur français, bien placé au classement général, n'a pas subi ce contrôle (en pleine nuit) », a ajouté Matej Mohoric. Lundi soir, le syndicat des coureurs professionnels avait dénoncé les contrôles antidopage réalisés en pleine nuit, estimant que cela est « une entrave à la récupération des athlètes lors de la course la plus importante et la plus difficile du calendrier mondial et en contradiction avec les objectifs recherchés. »