Dimanche dernier, alors qu'ils s'apprêtaient à disputer une grosse étape de montagne, Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar ont été réveillés en pleine nuit pour un contrôle antidopage, à deux heures du matin pour le Danois, à cinq heures du matin pour le Slovène. Oliver Naesen, le coureur de Décathlon CMA CGM, a dévoilé la substance que recherchaient probablement les contrôleurs.

Dimanche dernier, au matin de la grande étape de montagne arrivant au Plateau de Solaison, l'information a été révélée que Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard avaient subi un contrôle antidopage en pleine nuit, à cinq heures du matin pour le Slovène et à deux heures du matin pour le Danois. Si le procédé a été, assez logiquement, critiqué par la plupart des observateurs, tant il apparaît intrusif et peu soucieux du besoin de récupération des coureurs en plein Tour de France, il répondrait à la recherche d'un produit spécifique.
« Je crois comprendre qu'ils recherchent de l'hormone de croissance »
C'est en tout cas ce qu'affirme le coureur belge de Décathlon CMA CGM Oliver Naesen. A l'occasion d'un entretien pour le podcast HLN Wieler, Naesen a ainsi expliqué, dans des propos relayés par le quotidien sportif espagnol Marca : « Il existe des substances dopantes qui ne restent dans le sang que trois heures. Je crois comprendre qu'ils recherchent de l'hormone de croissance. C'est la première fois que j'entends parler d'une recherche spécifique pour cette substance. Quand il s’agit de substances qui ne restent que trois heures dans l’organisme… les autorités doivent effectuer les tests au moment précis. Malgré cela, je tiens à préciser que je n’ai absolument aucune connaissance de dopage au sein du peloton ».
« Je tiens à préciser que je n’ai absolument aucune connaissance de dopage au sein du peloton »
Pour autant, quand bien même il en explique la raison probable, Oliver Naesen estime clairement excessif le procédé d'un contrôle nocturne en plein Tour de France : « Les contrôles antidopage font partie intégrante du cyclisme ; nous les acceptons et les encourageons tous. J’en ai subi un la semaine dernière, dans une ambiance très détendue, autour d’un café. Mais se faire réveiller à deux heures du matin, c’est excessif. Il faut fixer des limites à ce qu’on exige d’un athlète. Je n’ai jamais vu de contrôle antidopage en pleine nuit ; cela n’arrive dans aucun autre sport ».