La polémique enfle sur les routes du Tour de France après les contrôles antidopage subis en pleine nuit par Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard. Plusieurs observateurs crient à l'injustice, compte tenu de l'impact que cela peut avoir sur les performances des coureurs. Une polémique qui a d'ailleurs été relancée par l'abandon du coureur danois de la Visma-Lease a Bike. Très attendu, le communiqué de l'UCI est enfin tombé.

Dans la nuit de samedi à dimanche, Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard ont eu la mauvaise surprise de recevoir la visite d'agents de l'International Testing Agency (ITA) afin de procéder à des tests. Jusque-là, rien de choquant, sauf que les tests antidopage nocturnes sont généralement interdits sauf en cas de graves soupçons. Dans ce cas précis, ils sont été autorisés par un juge français des libertés et de la détention après que l'ITA a saisi le tribunal judiciaire de Paris afin d'obtenir une dérogation. Mais cela n'a pas empêché les critiques notamment du syndicat des coureurs professionnels (CPA) a dénoncé les contrôles nocturnes qui « peuvent entraver la récupération des athlètes lors de la course la plus importante et la plus difficile du calendrier mondial et est en contradiction avec les objectifs recherchés ».
Les critiques pleuvent sur l'UCI...
Et forcément, la chute de Jonas Vingegaard le lendemain a renforcé les critiques. Alors deuxième du classement général, le leader de la Visma-Lease a Bike a lourdement chuté et a été contraint à l'abandon. Un manque de concentration inhabituel qui peut être lié à ce contrôle nocturne qui a perturbé son sommeil. « C'est inhumain et ça explique peut-être en partie la chute de Jonas », reconnaissait même son grand rival Tadej Pogacar après l'étape de dimanche. Même son de cloche du côté de Remco Evenepoel qui a fustigé le fait que les deux leaders du Tour de France soient contrôlés en pleine nuit : « C'est inhumain de réveiller les coureurs. C'est un immense manque de respect. Si ça m'était arrivé, j’aurais envoyé des gars de mon équipe la nuit suivante réveiller les contrôleurs. C'est une honte ».
... qui publie enfin son communiqué !
C'est donc dans ce contexte que la réponse de L’Union cycliste internationale était très attendue. Et elle enfin tombée mercredi par le biais d'un communiqué. « L’Union cycliste internationale souhaite répondre et réaffirmer que la lutte contre le dopage est une priorité absolue. L’UCI reconnaît que les contrôles nocturnes peuvent perturber le repos et la récupération des coureurs et tient à rappeler que leur réalisation en dehors des heures normales demeure une mesure exceptionnelle, réservée à des circonstances limitées et justifiées. Consciente des contraintes que cette mesure impose aux coureurs, l’UCI souligne néanmoins qu’elle sert un intérêt primordial: la lutte contre le dopage », peut-on lire dans un premier temps.
«La lutte contre le dopage est une priorité absolue»
Mais ce n'est pas tout puisque « l’UCI considère comme essentiel que toutes les parties prenantes s’unissent et soutiennent le programme antidopage en place dans le cyclisme, désormais reconnu par les instances sportives compétentes comme une référence dans ce domaine », est-il précisé. Et une chose est sûre, l'UCI continue de soutenir l'ITA « l’ITA dans l’accomplissement de sa mission, dans le plein respect de son indépendance, au service d’un cyclisme plus propre et plus crédible ».