Decathlon-CMA CGM dépense 5M€ pour recruter l'un des plus grands espoirs du peloton après Paul Seixas : «C'était un signal envoyé au marché»
Arthur Montagne -
Journaliste
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Depuis quelques mois, l'équipe Decathlon-CMA CGM est l'une des plus ambitieuse du peloton et se montre très agressive sur le marché pour se renforcer. C'est ainsi que la formation française a d'ores-et-déjà réalisé l'un des plus jolis coups des derniers mois avec la signature d'Olav Kooij présenté comme le futur grand sprinteur du peloton.

Depuis le rachat de l'équipe par Decathlon ainsi que l'arrivée de la puissante entreprise CMA-CGM, l'un des projets les plus ambitions du cyclisme actuel a vu le jour. Autour de Paul Seixas, excellent quatrième du Tour de France, Decathlon-CMA CGM a l'ambition de bâtir un collectif puissant capable de rivaliser avec les grandes équipes du peloton. Un projet qui est déjà bien en place comme en témoigne les résultats lors de la Grande Boucle et qui devrait continuer de grandir avec les arrivées de Pavel Sivakov (UAE Emirates-XRG), Ben O'Connor (Jayco AlUla) et Laurens De Plus (Netcompany Ineos). Mais la formation française a déjà réalisé un très joli coup sur le mercato l'année dernière en recrutant un certain Olav Kooij.

Olav Kooij, le transfert que Decathlon-CMA CGM ne regrette pas

Présenté comme le plus grand espoir du sprint, Olav Kooij brille avec la Visma-Lease a bike grâce à notamment à trois victoires d'étape sur le Giro et trois autres sur Paris-Nice pour ne citer que les plus prestigieuses. Et pourtant, le sprinteur néerlandais a choisi de quitter la puissant équipe de Jonas Vingegaard afin de rejoindre Decathlon-CMA CGM. « C'était un signal envoyé au marché et aux autres équipes, qui se sont dit : "Ah Decathlon est là, ils arrivent à signer un talent mondial de 23 ans." Cela a crédibilisé notre discours et notre plan stratégique », se remémorait récemment le directeur général délégué Mathieu Charpentier auprès de L'EQUIPE. Et pour sa première saison au sein de Decathlon-CMA CGM, Olav Kooij a même été aligné sur le Tour de France, ce qui n'était pourtant pas initialement prévu puisque l'idée était d'entourer au mieux Paul Seixas, et donc pas nécessairement de jouer les victoires d'étape au sprint. Mais ce choix a été payant puisqu'Olav Kooij a réglé le sprint massif de la cinquième étape, offrant au Tour de France de Decathlon-CMA CGM une autre dimension.

Au total, 5M€ ont été investis pour le convaincre

Par conséquent, Decathlon-CMA CGM ne doit pas regretter son choix d'avoir tout fait pour boucler une signature qui a nécessité beaucoup de travail. « Quand on a ouvert les discussions, on était peut-être dans le top 5 de ses choix On est monté petit à petit dans le top 3 et, d'une façon transparente, j'ai demandé à Olav et son agent les critères à présenter pour passer à la première position. Rien n'a été négligé. On a parlé du contrat, de la durée, de son train, du matériel et d'un directeur sportif dédié », rappelait Dominique Serieys, le DG de Decathlon, dans les colonnes de L'EQUIPE. Le recrutement d'un train pour lancer au mieux Olav Kooij dans les sprints a d'ailleurs été l'une des clés de ce dossier. Ainsi, Decathlon-CMA CGM a déboursé 5M€ par sur trois ans au total. 3M€ pour Olav Kooij et 2M€ pour son train composé de trois coureurs : Daan Hoole (ex-Lidl-Trek, 27 ans), Robbe Ghys (ex-Alpecin-Deceuninck, 29 ans) et Cees Bol (ex-Astana, 30 ans). Bol et Hoole étaient d'ailleurs présents sur les routes du Tour de France cet été. « Construire ce train a été un vrai travail de fond et d'abord une relation de confiance entre nous, Olav et son agent. C'est aussi le résultat d'une analyse faite après notre première expérience avec Sam Bennett (2024-2025). Sam et l'équipe, avant mon arrivée, n'avaient pas voulu prendre conscience qu'un sprinteur seul ne pouvait pas gagner. Sam n'avait pas poussé pour avoir un train. Avec Olav, on a travaillé différemment. Il a mis cette condition, on a fait l'effort pour qu'il y ait un package », se justifie Dominique Serieys.

«Faire comprendre à Olav qu'il venait dans une équipe de dimension internationale»

C'est donc un énorme coup réalisé par l'équipe Decathlon-CMA CGM qui a convaincu l'un des coureurs les plus convoités du peloton. « La plus grosse de nos tâches a été de faire comprendre à Olav qu'il venait dans une équipe de dimension internationale, et pas une équipe française où il aurait été isolé. Si notre staff avait été uniquement français, il ne serait pas venu », résume Mathieu Charpentier, qui se réjouit que son projet porte ses fruits. Mais le directeur général délégué de la formation française a également répondu à une rumeur selon laquelle une clause aurait été inscrite dans le contrat d'Olav Kooij lui assurant sa présence sur le Tour de France 2026 et 2027 : « Il est logique que les meilleurs coureurs du monde veulent participer à la meilleure course du monde ». Et en remportant la 5e étape à Pau, Olav Kooij a justifié la confiance de son équipe.

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