Leader du Tour du Pays Basque, où il écrase la concurrence depuis la première étape lundi, Paul Seixas paraît franchir un nouveau palier à chaque course, au point d'approcher de plus en plus le niveau du duo Vingegaard-Pogacar. Et la clé de cette réussite pourrait bien tenir dans un point commun qu'il partage avec Pogacar, au-delà de ses qualités physiques hors-norme...

Présent sur le Tour du Pays Basque depuis le début de la semaine, où il affronte une concurrence de très haut niveau avec Primoz Roglic, Florian Lipowitz, Juan Ayuso ou encore Tibor Del Grosso, Paul Seixas a poursuivi sur sa lancée du début de saison, écrasant littéralement ses adversaires sur les deux premières étapes, reléguant le deuxième Roglic à deux minutes. Au fil des mois, la pépite tricolore se rapproche du niveau du duo Vingegaard-Pogacar, ce qui laisse augurer d'un vrai combat au Tour de France s'il y participe.
« La pression ? Quand je sais que j'ai les jambes, pression ou pas, ce n'est pas la question sur le vélo »
La clé de cette ascension, au-delà des qualités physiques exceptionnelle du coureur français, pourrait tenir dans un trait de caractère souvent mis en avant pour expliquer la réussite exceptionnelle de Pogacar, et que les deux coureurs semblent partager : la faculté à mettre les enjeux et le stress au maximum derrière pour privilégier le plaisir et le jeu.
« On se fait vraiment plaisir sur le vélo même si c'est extrêmement dur »
Interrogé au soir de la troisième étape, Paul Seixas a confirmé qu'il n'a pour l'instant pas l'impression de subir la pression, expliquant dans des propos rapportés par cyclismactu.net : « La pression ? Honnêtement, ça fait longtemps qu'on me pose la question. Moi personnellement, je m'en fous un peu de la pression. C'est facile à dire mais voilà, quand je sais que j'ai les jambes, pression ou pas, ce n'est pas la question sur le vélo. Il faut juste faire ce qui est à faire pour gagner et quand tu as envie de gagner, comme l'ont dit certains, c'est juste un jeu pour nous. On se fait vraiment plaisir sur le vélo même si c'est extrêmement dur. Mais c'est ce qui fait la beauté du sport. Je prends du plaisir à jouer devant, c'est une chance inouïe et j'en profite pleinement ».