Cyclisme - Paris-Roubaix : Un élément déterminant dans le duel Pogacar-Van der Poel...
Alexandre Higounet

A quelques jours de la course, un duel homérique s'annonce sur Paris-Roubaix entre Mathieu Van der Poel, le spécialiste des pavés et l'un des plus grands flandriens de l'histoire, et Tadej Pogacar, qui rêve de remporter le seul Monument qui manque encore à son palmarès, a fortiori l'année où il pourrait gagner les cinq d'affilée, un exploit jamais réalisé. Thierry Gouvenou, le directeur de la course, cible un élément qui pourrait être décisif...

Après avoir gagné Milan San Remo et le Tour des Flandres pour la troisième fois, Tadej Pogacar s'attaque désormais au dernier Monument qui manque encore à son palmarès, Paris-Roubaix, où son duel avec Mathieu Van der Poel s'annonce terrible, d'autant que comme l'annonce Thierry Gouvenou, le directeur de la course, la détermination du Slovène sera totale.

« Plusieurs éléments peuvent jouer contre Pogacar, notamment les conditions météo »

Gouvenou a ainsi déclaré, dans des propos rapportés par cyclismactu.net : « Je pense que l’an dernier, on avait beaucoup de doutes pour savoir si Tadej Pogacar pouvait être au niveau sur Paris-Roubaix. Il a prouvé qu’il était plus qu’au niveau, qu’il jouait la gagne. Il va falloir un très grand Mathieu van der Poel pour pouvoir rivaliser avec lui. Je pense que Pogacar va arriver avec une envie, presque une obsession de gagner cette course, et il sera intraitable. Mais ça reste jouable ».

« Aujourd’hui, on peut penser que Mathieu van der Poel a encore une petite marge sur Pogacar »

Et pour Thierry Gouvenou, malgré la force mentale XXL du Slovène, malgré le niveau qu'il affiche sur les pavés, l'avantage reste au spécialiste Mathieu Van der Poel, surtout si les conditions météo s'emmêlent : « Il y a encore des incertitudes, notamment parce que c’est sans doute la course qui correspond le moins à Pogacar : c’est très plat et cela demande une puissance physique énorme. Mais mentalement, on a déjà vu qu’il était très fort, notamment sur Milan-San Remo. Plusieurs éléments peuvent jouer contre lui, notamment les conditions météo. S’il fait sec, cela peut lui être favorable. En revanche, avec du vent de face, il pourrait avoir plus de mal à faire la différence. Si c’est humide, les qualités de cyclo crossman deviennent essentielles, et des coureurs comme Wout van Aert ou Mathieu van der Poel sont généralement plus à l’aise que lui sur les pavés dans ces conditions. Aujourd’hui, on peut penser que Mathieu van der Poel a encore une petite marge sur Pogacar ».

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