Considéré comme l'un des meilleurs tennismen de l'histoire, Novak Djokovic s'est livré au sujet de sa vie dans un documentaire sorti tout récemment sur Prime Video. Il y retrace des points importants de son cheminement et notamment son enfance dans la Serbie des années '90, secouée par la guerre avec le Kosovo.

A 39 ans, il continue de vivre de sa passion du tennis. Mais tout n'a pas été facile pour Novak Djokovic, notamment lors de son enfance. Comme des nombreux jeunes issus des territoires de l'ex-Yougoslavie, il a du très tôt faire face à la triste réalité de la guerre. Et il raconte ce chapitre de son histoire dans un documentaire récemment sorti sur la plateforme Prime Video et intitulé « Le loup en hiver ».
« Lors d’une des premières nuits de bombardements, nous n’avions aucun abri dans notre appartement »
En 1998, il a ainsi vu l'armée de l'OTAN prendre pour cible sa ville natale de Belgrade. « Lors d’une des premières nuits de bombardements, nous n’avions aucun abri dans notre appartement. Nous avons donc dû partir en urgence et sommes allés dans un autre bâtiment. C’était une vision terrible. Il faisait nuit, il était deux ou trois heures du matin et tout le monde errait en panique » raconte l'homme aux 24 titres en Grand Chelem, qui n'avait à l'époque que 11 ans.
« J’ai crié ’’Au secours ! Au secours !’’, mais ils ne m’ont pas entendu, ils ont continué à courir »
« Personne ne savait où aller. Chacun essayait de sauver sa vie. J’ai trébuché et j’ai vu ma famille s’éloigner à environ 15 mètres devant moi. J’ai crié ’’Au secours ! Au secours !’’, mais ils ne m’ont pas entendu, ils ont continué à courir » a poursuivi Novak Djokovic, avant d'expliquer avoir vu « un avion larguer deux bombes sur un hôpital voisin » et d'ajouter : « J’étais allongé là, dans le noir et sous la pluie ».
« Je ne serai probablement jamais satisfait à 100 % »
En dépit de ces moments douloureux que ce documentaire a pu réveiller en lui, Novak Djokovic semble tout de même avoir hâte de voir les premiers retours du public sur le récit de sa vie. « Je suis forcément partial et subjectif. Il m’est très difficile d’être objectif. Quant à savoir si ce n’est pas assez bien ou si nous n’en avons pas fait suffisamment, je ne serai probablement jamais satisfait à 100 %, car j’ai toujours l’impression qu’il y a quelque chose de plus à faire » a déclaré le tennisman. « Mais voilà, c’est comme ça que je suis. Je suis encore plus enthousiaste à l’idée d’entendre les réactions des autres, en particulier celles des personnes qui ne me connaissent pas forcément et qui n’ont aucun lien particulier avec moi ».