L’Union Bordeaux-Bègles a décidé d’agir face aux incendies qui ravagent actuellement la Gironde. Les supporters étaient invités à se rendre au Stade Chaban-Delmas ce samedi pour venir en aide aux sinistrés et aux pompiers. Samedi après-midi, on dénombrait plus de 160 000 habitants évacués.

Depuis plusieurs jours, la Gironde est ravagée par de terribles incendies qui ont détruit plus de 30 000 hectares de végétation et entraîné l'évacuation de plus de 160 000 habitants. Face à l’ampleur de la situation, l’Union Bordeaux-Bègles a décidé d’agir pour apporter son soutien aux sinistrés.
L’UBB se mobilise
Après avoir fait un don de 4 500 bouteilles d'eau à la Croix-Rouge afin de répondre aux besoins les plus urgents, la formation de Top 14 a mis « à disposition l'intégralité des stocks alimentaires et de boissons de ses buvettes » et a donné rendez-vous à ses supporters ce samedi. « Le club ouvre également un point de collecte au Stade Chaban-Delmas, au Club House - Place Johnston, pour permettre à toutes celles et ceux qui le souhaitent de participer à cet élan de solidarité, a fait savoir l’UBB dans un communiqué. L'ensemble des dons récoltés sera acheminé par le club vers le Parc des Expositions, où ils seront remis aux personnes sinistrées. »
« Tous les dons sont les bienvenus »
« Tous les dons sont les bienvenus, avec une priorité pour : paravents, couvertures, lits pliants, eau, produits d'hygiène (gel douche, savons, protections féminine), couches, lingettes, biberons, lait infantile, vêtements (en particulier pour les 10/16 ans) », a précisé l’UBB, récoltant également des produits pour les animaux : « cage, laisse, gamelle, croquettes chiens et chats, litière ».
« On réfléchit au moment et aux conditions qui permettront le retour des populations »
Présent face à la presse samedi après-midi pour faire le point sur la situation, Gilles Clavreul, le préfet des Landes, avait indiqué que « le feu n’est toujours pas fixé » et qu’il ne savait pas quand les habitants pourraient regagner leur domicile : « On réfléchit au moment et aux conditions qui permettront le retour des populations. On a cette discussion en PC opérationnel. Elle est ouverte. Les pompiers doivent pouvoir nous dire, après analyse, tel ou tel endroit est sûr, il n'y a pas de risque de reprise ou d’arrivée du feu. Je suis favorable à la réinstallation des populations dès que ce sera possible. c’est important et même préférable du point de vue de la sécurité, pour la surveillance collective, et c’est bon pour le moral. Dès que les conditions seront réunies, on permettra aux habitants de revenir. Nous travaillons sur ces hypothèses. »