Le Stade Toulousain a remporté le 28 juin dernier, au Stade de France, son quatrième titre de rang en Top 14. Au terme d'un match très disputé contre Montpellier et dans des conditions météorologiques très particulières, les hommes d'Ugo Mola ont donc pris le dessus. Mais il y avait malgré tout de la tension dans le vestiaire toulousain comme l'ont confirmé Romain Ntamack et Antoine Dupont après le match.

Opposé à une vaillante équipe de Montpellier et dans un match interrompu à cause de l'orage, le Stade Toulousain l'avait finalement emporté en finale de Top 14 (28-20). Un scénario difficile et qui avait donc ponctué une longue saison minée par plusieurs affaires en interne qui ont visiblement provoqué certaines tensions en interne, mais qui n'a pas pour autant empêché Antoine Dupont et Romain Ntamack d'obtenir leur quatrième titre national consécutif, et leur sixième en sept saisons.
Dupont reconnait les tensions
Dans une interview accordée à Ouest-France, Antoine Dupont a d'ailleurs évoqué la tension qui règnait en interne au Stade Toulousain : « On nous a senti tendus à la fin du match ? Ils remontaient au score et nous avons voulu gérer notre avance. On a peut-être un peu trop géré et oublié de jouer, mais ça s’est bien terminé. Si l’orage nous a perturbés ? Non, pas plus que ça. On ne savait pas trop où on mettait les pieds, mais elle a été courte. On avait peur que ça dure longtemps, comme lors de France-Irak à la Coupe du monde de foot. Au final, ça leur a presque plus bénéficié qu’à nous, vu la fin du match », a indiqué le demi de mêlée du XV de France.
« Effectivement, un niveau de tension particulier »
De son côté, Romain Ntamack a confirmé dans les colonnes du Midi Olympique : « Il y avait effectivement un niveau de tension particulier. Après, on entend ce qui se dit à droite et à gauche. Il ne fallait pas oublier qu'on avait de l'avance au classement, même si des points nous ont été enlevés (sanction de deux points en moins dans l'affaire Pacific Heart-Jaminet, NDLR). On disait qu'on n'était pas une équipe soudée, qu'on avait moins envie et qu'on était presque facilement battables », a précisé Ntamack.