Présent au Grand Prix de Monaco le week-end dernier au côté de sa compagne, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, est sous le feu des critiques alors qu’une marche blanche en hommage à Lyhanna, enlevée et tuée dans le Gers, se tenait au même moment. Une polémique inutile à ses yeux.

Le 7 juin dernier, Kimi Antonelli remportait le mythique Grand Prix de Monaco, devançant Lewis Hamilton et Pierre Gasly. De nombreuses personnalités publiques étaient présentes en Principauté pour assister à la course, dont Jordan Bardella, accompagné de sa compagne Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles. Une visite qui lui est reprochée aujourd’hui, et ce alors qu’une marche blanche organisée en hommage à Lyhanna, enlevée et tuée dans le Gers, avait lieu au même moment.
« Bardella n’a jamais été du côté des ouvriers, il préfère boire du champagne à Monaco avec sa princesse », a notamment critiqué Fabien Roussel, le patron du Parti Communiste, dans les colonnes du Parisien. « Ça dit beaucoup de sa légèreté. Il cède à la tentation de la jet-set en pleine affaire Lyana… C’est sidérant venant d’un mec qui maîtrise chaque geste, chaque chemise qu’il met », souligne de son côté un stratège de LR, lui aussi sollicité par le quotidien francilien. Invité ce dimanche de BFM TV, Jordan Bardella a tenté de se justifier.
Jordan Bardella se justifie
« C’est une question sérieuse ? », a d’abord réagi le chef du Rassemblement national, ajoutant ensuite : « D’abord, des marches blanches, il y en a tous les jours. Celle que vous mentionnez, la famille avait demandé qu’il n’y ait aucun responsable politique. Je ne comprends pas bien ce que vous me reprochez. Il se trouve que dans ma vie personnelle, j’apprécie beaucoup la Formule 1, et que j’ai l’occasion de me rendre régulièrement à des Grands Prix, avec mon père et ma compagne ».
« J’ai régulièrement l’occasion d’aller à des Grands prix avec ma famille »
« Et vous étiez où vous, dimanche dernier ? », a surenchéri Jordan Bardella face à l’insistance des journalistes. Et d'ajouter : « Des marches blanches, il y en a tous les jours. (…) Il se trouve que j’apprécie la Formule 1 et que j’ai régulièrement l’occasion d’aller à des Grands prix avec ma famille. Est-ce que j’ai encore le droit dans ma vie privée ? Ce soir, je pensais peut-être aller au cinéma voir le film sur le général De Gaulle, est-ce que vous êtes d’accord pour que j’y aille ? Je veux bien que le problème de cette séquence soit ce que j’ai fait dimanche dernier dans ma vie privée avec ma famille. Mais est-ce que vous pensez sincèrement que c’est à la hauteur de ce que les gens vivent tous les jours ? »