Si Paul Seixas a réussi à atteindre ses objectifs sur le Tour de France, il le doit en grande partie à Nicolas Prodhomme qui l'a parfaitement accompagné en montagne. D'ailleurs, sa performance sur la Grande Boucle lui donne des idées, au point de s'imaginer dans un rôle différent que celui d'équipier.

Quatrième du dernier Tour de France, Paul Seixas a rempli ses objectifs, tout en restant à la bagarre pour le podium et le maillot blanc jusqu'au bout. Une réussite qu'il doit en grande partie à la performance d'ensemble de l'équipe Decathlon-CMA CGM qui a parfaitement répondu présente. En effet, la formation français a été en mesure de rivaliser avec les UAE Team Emirates XRG, autour de Tadej Pogacar et la Visma Leas-a-Bike de Jonas Vingegaard. Notamment grâce à un Nicolas Prodhomme au sommet de son art et qui a parfaitement accompagné Paul Seixas quand la route s'élevait.
Nicolas Prodhomme a des ambitions pour l'avenir !
Nicolas Prodhomme s'est donc imposé comme l'atout numéro 1 de Paul Seixas en montagne, ce qui ne va pourtant pas empêcher l'équipe Decathlon-CMA CGM de se renforcer de façon importante cet été. En effet, Pavel Sivakov (UAE Emirates-XRG), Ben O'Connor (Jayco AlUla) et Laurens De Plus (Netcompany Ineos) vont rejoindre la formation française. De quoi rebattre les cartes sur les grands tours ? Pour le moment, Nicolas Prodhomme n'est pas inquiet : « Je ne le vis pas comme une menace. Après ce que j’ai montré sur le Tour, je sais ce que je peux apporter sur une course de trois semaines. Si l’équipe veut renforcer un leader avec de grandes ambitions, faire venir de très bons coureurs est positif. L’équipe a vu ce que j’étais capable de faire, donc je reste serein quelle que soit l’évolution de l’effectif. Je pense avoir montré ce que je valais et que je méritais ma place auprès de Paul ».
«Je reste beaucoup plus motivé par la gagne»
Néanmoins, compte tenu de son excellent Tour de France, conclu à la 16e place tout assumant son rôle de leader, Nicolas Prodhomme pourrait commencer à avoir des ambitions personnelles, notamment avec la volonté de remporter des victoires d'étape sur le Tour de France, ce qui ne sera pas possible tant qu'il sera le principal équipier de Paul Seixas. « Je reste beaucoup plus motivé par la gagne. Un bon classement général a évidemment de la valeur, mais simplement s’accrocher pour faire un top 10 ne me motive pas autant qu’une vraie opportunité de victoire. À choisir, je peux préférer viser une étape sur le Tour plutôt que terminer cinquième du classement général. Si je devais donner un réel objectif de carrière, ce serait de réaliser la trilogie sur les trois Grands Tours. J'ai gagné une étape du Giro l'an passé, maintenant je vise le Tour et la Vuelta », confie-t-il dans une interview accordée à Velofute.com.
«On en parlera avec l'équipe et le staff»
Mais ce n'est pas tout puisque Nicolas Prodhomme ne cache pas non plus sa volonté de se muer en leader sur des courses à étapes dans un avenir proche. « Ça peut clairement devenir un sujet pour l'an prochain. On en parlera avec l'équipe et le staff en fin de saison, mais c'est effectivement une ambition. Il faudra bien sûr que cela colle avec le reste de l'équipe, mais je pense avoir le niveau pour y prétendre sur certaines courses », ajoute-t-il. Si tel était le cas, Paul Seixas pourrait perdre un équipier important, mais compte tenu du niveau affiché par Nicolas Prodhomme lors de la Grande Boucle, ses ambitions semblent légitimes. D'ailleurs, même Tadej Pogacar avait été impressionné par le coureur français, qu'il surnommait Marco Pantani. De quoi amuser Nicolas Prodhomme : « Je me fais pas mal chambrer par mes coéquipiers là-dessus, effectivement. Honnêtement, je ne me reconnais pas trop en Pantani et je préfèrerais qu'il m'appelle plutôt par mon nom [rires]. Après, quand je lis l'explication de ce surnom, c'est plutôt un beau compliment. Donc je le prends avec humour et du côté positif. »