Alors que l’Olympique de Marseille prévoit de remodeler son effectif durant le mercato estival, Marcel Desailly est revenu auprès de Flashscore sur l’importance de miser sur des joueurs capables de supporter la pression et de s'adapter à l'environnement unique du club. Pour le champion du monde 1998, la réussite d'une recrue ne repose pas uniquement sur ses compétences sportives…

L’Olympique de Marseille sort d’une saison éprouvante et s’apprête, une fois encore, à changer de visage. Des changements ont déjà eu lieu dans l’organigramme, avec les nominations de Stéphane Richard à la présidence et de Grégory Lorenzi à la tête du secteur sportif, en attendant la très probable arrivée de Bruno Genesio sur le banc de touche. Ensemble, les trois hommes vont rapidement se focaliser sur le mercato estival qui s’annonce chargé.
« Il y a des joueurs qui ne supportent pas la pression extérieure que Marseille impose »
Ancien de l’OM, Marcel Desailly est revenu pour Flashscore sur la difficulté à identifier des joueurs capables de répondre aux attentes du public phocéen. « Marseille, Naples, où puis-je encore trouver ? Peut-être Galatasaray. Ce sont des clubs où, quand on recrute un joueur, il doit avoir une forte capacité à gérer la pression lors des matchs car sa vie change. Quand il sort en ville, il sera harcelé d’une certaine manière. C'est propre à Naples, Galatasaray, Marseille, confie le champion du monde 1998. En plus, il a la responsabilité de progresser et de performer. Voilà le problème. Il y a des joueurs qui ne supportent pas la pression extérieure que Marseille impose. Les fans, les supporters. Oui, c’est pareil partout. Mais Marseille, c’est un peu différent. J’y ai joué. Il y a une pression supplémentaire. »
« Marseille te demande d’être boosté mentalement »
« Il y a un autre point à Marseille : les gens parlent beaucoup, les informations circulent en permanence. Vraies ou fausses. C’est un élément qui perturbe et déconcentre les joueurs s’ils ne sont pas d’un certain niveau, s’ils ne sont pas capables de gérer cela. Marseille te demande d’être boosté mentalement, poursuit Desailly. Tu peux être un bon joueur ailleurs, mais ici, si tu n’as pas cette couche supplémentaire pour encaisser la pression, les rumeurs, les attentes de toute une ville, tu coules. C’est un critère qu’il faut mettre au même niveau que la technique ou le physique au moment de recruter. » Un constat que l’on a encore pu vérifier lors de ce dernier exercice.