La presse anglaise n’épargne pas Thomas Tuchel après l’élimination des Three Lions face à l’Argentine (1-2) ce jeudi soir. Sous contrat jusqu’en 2028, l’Allemand sera déjà fixé quant à son avenir, la Fédération ayant choisi de lui faire confiance pour le prochain Euro.

Thomas Tuchel n’échappe pas aux critiques au lendemain de la demi-finale perdue par l’Angleterre contre l’Argentine (1-2). Après l’ouverture du score d’Anthony Gordon avant l’heure de jeu, le sélectionneur des Three Lions a adopté une stratégie très défensive qui s’est finalement retournée contre lui, avec deux buts de l'Albiceleste dans les dernières minutes. « C'est facile de dire que mes décisions sont mauvaises après que les choses ne se sont pas bien passées. Il y a un million de sélectionneurs après une défaite qui savent quoi faire de mieux. Mais la personne qui doit prendre les décisions, c'est moi. Je n'ai aucun regret, nous avons joué l'un de nos meilleurs matches, peut-être le meilleur », assumait-il après la rencontre.
Thomas Tuchel devrait rester
Cette élimination peut-elle précipiter la fin de l’aventure anglaise pour Thomas Tuchel ? Non, si l’on en croit le journaliste Fabrizio Romano, révélant ce jeudi que la FA comptait toujours sur l’entraîneur allemand en vue de l’Euro 2028, qui aura lieu au Royaume-Uni et en Irlande. Son contrat, prolongé en février dernier, court d’ailleurs jusqu’à cette date.
The Guardian précise que les dirigeants sont globalement satisfaits du parcours de l’Angleterre, jugé plus difficile que lors des précédents tournois dès le tirage au sort avec un groupe comprenant la Croatie et le Ghana. La Fédération anglaise serait également consciente des difficultés à gérer pour le staff, notamment la chaleur et les déplacements.
Objectif Euro 2028
Après la rencontre, Thomas Tuchel s’est dit engagé « à 100% » avec l’Angleterre pour le prochain Euro. « Il y a encore beaucoup à améliorer et je suis plus qu’heureux de m’y atteler. J’ai adoré chaque jour de cette Coupe du monde, a-t-il confié. J’ai dit après la victoire en quart de finale contre la Norvège que je constatais un décalage entre ce que je vois à l’entraînement sur le plan footballistique et ce que l’on observe en match. Nous pouvons mieux nous imposer balle au pied. Nous pouvons montrer à quel point nous sommes de bons footballeurs. Ce potentiel est toujours là, comme je le constate à l’entraînement et à chaque rassemblement. Et ici aussi, à la Coupe du monde. J’ai toujours le sentiment qu’il y a un niveau supplémentaire que nous devons franchir. Nous devons passer à la vitesse supérieure pour remporter le titre. »