Annoncé comme un futur grand talent de l’OM, Darryl Bakola explique son départ et dévoile le dernier message que lui a laissé Roberto De Zerbi avant de partir
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Après seulement une dizaine de matchs disputés en Ligue 1 et alors que le club lui avait fait une offre de prolongation, Darryl Bakola a quitté l’OM pour rejoindre Sassuolo l’hiver dernier. Un départ sur lequel est revenu le milieu de terrain âgé de seulement 18 ans, ainsi que sur ce que lui a dit Roberto De Zerbi juste avant qu’il ne prenne la direction de la Serie A.

Comme Robinio Vaz, Darryl Bakola semblait parti pour incarner le futur de l’OM. À 18 ans, ils avaient la confiance de Roberto De Zerbi et l’objectif du club était de les prolonger, avant que leur situation respective n’évolue dans le sens inverse. Finalement, ils ont tous les deux été vendus l’hiver dernier, le premier à l’AS Rome contre 25M€ et le second à Sassuolo, dans le cadre d’un transfert estimé à 10M€.

« Avant de venir à Sassuolo, il m’a dit que je devais rester moi-même »

Dans un entretien accordé à Sassuolo News, Darryl Bakola est justement revenu sur son expérience à l’OM avec Roberto De Zerbi, qui l’avait notamment titularisé en Ligue des champions face à Newcastle (2-1) : « Ils m’ont appris à me donner à fond pour le maillot et à l’aimer. À Marseille, on te fait comprendre que tu dois te donner à fond, te battre sur le terrain, car tout un stade attend de toi que tu te battes. Le Vélodrome, en termes d’ambiance, est le meilleur stade du monde, il faut être très concentré pour y jouer. Je me souviens qu’après mon premier match, quand je suis rentré chez moi, j’avais mal aux oreilles (rires, ndlr). Avec De Zerbi, j’ai appris beaucoup de choses, ça a été un changement radical pour moi, j’ai énormément appris tant sur le plan technique que tactique en deux ans à ses côtés. Je lui en serai toujours reconnaissant, car De Zerbi a contribué à mon évolution. Avant de venir à Sassuolo, il m’a dit que je devais rester moi-même une fois ici pour pouvoir donner le meilleur de moi-même. »

« Arriver en même temps qu’Ulisses Garcia a également été très bénéfique pour moi »

En ce qui concerne son choix de rejoindre la Serie A, Darryl Bakola a expliqué que « le projet de Sassuolo m’a plu. Je me suis donc dit : “Pourquoi pas ?”. L’Italie possède en outre une bonne culture tactique, ce qui est un atout pour mon évolution. Rencontrer Ismaël (Koné) a été bénéfique pour moi : il m’a pris sous son aile, il avait déjà de l’expérience ici et m’a facilité l’intégration. Arriver en même temps qu’Ulisses Garcia a également été très bénéfique pour moi. » Un club qu’il connaissait très peu avant de s’engager jusqu’en juin 2030 avec Sassuolo : « À vrai dire, je ne savais pas grand-chose. Je connaissais bien sûr des joueurs comme Berardi et les autres, je savais que De Zerbi avait été l'entraîneur, mais ce n'est pas comme si je suivais beaucoup Sassuolo. »

Bakola rêve de « Coupe du monde avec la France »

« C’est très différent de la Ligue 1, c’est beaucoup plus tactique. En Serie A, on affronte des joueurs expérimentés, ils t’apprennent tout ce qui touche à la tactique, même les petits détails ; ce n’est pas seulement une question de course, ici, il faut réfléchir », a ajouté Darryl Bakola à propos de ses débuts dans le championnat italien, avant de dévoiler quels étaient ses objectifs pour la suite de sa carrière : « Réussir à disputer les plus grands matchs d’Europe, que ce soit en Ligue des champions ou à la Coupe du monde. Réussir à faire partie des meilleurs, et surtout être un joueur clé dans une équipe qui dispute les compétitions européennes ou la Coupe du monde avec la France. »

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